Le Tigre Blanc Royal
22/09/2009 21:47 par antartica
Le tigre blanc dit « tigre blanc royal », comme tous les tigres, est un mammifère carnivore de la famille des félidés. Son pelage est blanc avec des rayures noires, et ses yeux sont bleus.
Il s'agit en réalité d'un tigre du Bengale (et peut-être aussi d'un tigre de Sibérie) possédant une anomalie génétique appelée leucistisme.
Il n'est pas à confondre avec les spécimens albinos (une maladie génétique), qui n'ont pas de rayures et des yeux plutôt rouges.
Le tigre blanc se caractérise par sa robe blanche (de couleur crème à coquille d'œuf) rayée de noir ou de marron. Ses yeux sont bleus et le nez est rose. Il est en général plus grand qu'un tigre normal. La plupart des tigres blancs ont des rayures noires à brun clair sur un pelage blanc cassé ; les yeux sont bleus. On considère qu'il s'agit d'une mutation autosomale récessive nommée chinchilla, rencontrée chez d'autres mammifères, notamment le chat domestique et le lapin. Il n'existe pas de cas d'albinisme reconnus. De nombreux cas de tigres entièrement blancs, sans aucune rayure, ont été reportés, mais il s'agissait de tigres dont la coloration était très pâle, et non pas inexistante. Pour paraître plus impressionnant, les tigres blancs sont souvent croisés avec le tigre de Sibérie, la plus grande sous-espèce de tigre.
"Deux magnifiques Tigres Blanc Royaux"
Un nom scientifique lui est parfois attribué Panthera tigris uncia, mais n'a aucune valeur scientifique car le tigre blanc ne constitue pas une sous-espèce de tigre.
Les tigres blancs sont tous issus du même individu : Mohan. La consanguinité est très élevée et conduit à des déformations graves dès la naissance.En effet, 80% des petits tigres qui naissent blancs meurent à cause d'anomalies dues à la consanguinité. Dans les 20% restants, beaucoup ont des problèmes physiques comme des déficiences immunitaires, des scolioses, un strabisme élevé ou des troubles mentaux. En fait, les dresseurs de tigres estiment que sur 30 tigres blancs un seul est réellement en bonne santé.

Le Tigre Doré (rare)
Le Tigre Albinos:
Le tigre albinos existe, il a un corps qui ne produit pas de mélanine (ou celle-ci est mal synthétisée), cela veut dire qu’il est totalement blanc, et donc sans aucune rayure. Ses yeux sont rouges ou roses.
Cette anomalie génétique est appelée albinisme.

Le Tigre Noir:
On a longtemps crû que les tigres noirs n'existaient pas mais en 1993 une peau de tigre noir a été confisquée par la police. Il ne s'agit pas de mélanisme comme pour les panthères mais plutôt d'un élargissement anormal des rayures. Sur le dos, elles se rejoignent totalement, provoquant l'illusion d'un tigre noir.

Le Tibet est l'aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone à populations tibétaines ainsi que le « Tibet des trois provinces » (U-Tsang, Kham et Amdo) revendiqué par le gouvernement tibétain en exil – ou « Grand Tibet » dans la terminologie du gouvernement chinois – sont composés de trois régions : le Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est aujourd'hui comprise dans la Région autonome du Tibet), l'Amdo (correspondant aujourd'hui globalement aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la Région autonome du Tibet). Le nombre de Tibétains dans l'ensemble de ces régions est de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter à ce chiffre les 150 000 Tibétains, environ, qui vivent actuellement en exil, principalement en Inde, et dont une partie a fui le Tibet.
La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 (pour la région administrative, qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing) à 2 500 000 km2 pour le Tibet historique ou Grand Tibet. La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 2000. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.
L'équilibre écologique du plateau tibétain est très fragile en raison du climat et de l'altitude qui ralentissent le renouvellement biologique. On y trouve une importante biodiversité de la faune et de la flore comparable à celle de la forêt amazonienne. Une partie du Tibet est aujourd'hui encore considérée comme une des dernières zones écologiques vierges de notre planète ; il s'agit du nord-ouest du Chang Tang ou Plateau Tibétain, au sud du désert du Taklamakan dans le Xinjiang. Michel Peissel l'a partiellement exploré avec son équipe. Les régions tibétaines s'étendent de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de l'ensemble des grands fleuves d'Asie, comprenant le Gange, le Salween, le Huang He (ou fleuve Jaune), le Mékong, le Brahmapoutre, le Yangzi Jiang (ou Yangtzé), le Sutlej et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu’à plus de 1 000 mm dans le sud-est.
Le climat du Tibet est très continental, froid et sec. Paradoxalement, la température moyenne annuelle est supérieure à celle de l'atmosphère à une altitude équivalente (rayonnement de la terre). Cet effet provoque d'importants gradients nord-sud de pression, et participe activement au phénomène de mousson. Les changements de températures sont assez brusques sur le plateau du Tibet : par un temps ensoleillé et chaud, la température peut chuter brusquement, si des nuages viennent couvrir le ciel.
Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaques indienne et eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5 000 m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km²). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15 cm/an avant la collision, 5 cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude, est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale : la collision provoque son épaississement (60 à 90 km d'épaisseur), soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte : elle devient « molle », et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression) et la propagation de la déformation horizontalement. Les tremblements de terre sont fréquents sur le plateau du Tibet : afin d'en limiter les effets, les maisons sont construites autour de gros piliers faits de troncs d'arbres entiers.La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide l'ensemble des événements liés à l'occupation ayant entraîné la mort de plus d'1,2 million de Tibétains entre 1949 et 1979 selon le gouvernement tibétain en exil et les associations des Tibétains en exil luttant pour la liberté du Tibet et le respect des Droits de l'Homme pour les Tibétains.
L'agence de presse anglo-saxonne Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.
Par ailleurs, outre la torture dans les prisons du Tibet et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, la Ligue internationale des droits de l'homme fait également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines dans le cadre du contrôle des naissances au Tibet. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées d'avorter au-delà du premier enfant, d'après la Commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.
Les photos du dalaï-lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du panchen-lama Choekyi Gyaltsen, qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapchi. Parmi les prisonniers d'opinion actuels les plus connus, citons Gendhun Choekyi Nyima, Ngawang Sangdrol, Tenzin Delek Rinpoché et Dolma Kyab.
Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90).
La dernière en date, selon le TCHRD, s'est produite le 1er août 2007 à Litang, lors des cérémonies du 80e anniversaire de l’Armée de la libération populaire chinoise. Un nomade tibétain de 52 ans, Runggye Adak, a appelé au retour du 14e dalaï-lama, à la libération du panchen-lama et à la liberté pour le Tibet avant d’être arrêté par la Police de Kardzé. Malgré la promesse faite par les autorités et des manifestations de soutien des populations, Ronggay Adrak serait toujours détenu. La situation reste très tendue et plus de 3 000 membres des forces de l’ordre seraient mobilisés.Le gouvernement tibétain en exil et le dalaï-lama, s'ils reconnaissent que la situation de la Chine s'améliore, affirment toutefois que la situation au Tibet ne fait qu'empirer, en particulier pour les Droits de l'Homme qui sont bafoués, et pour l'environnement qui se dégrade gravement. Dans les prisons les tortures sont systématiques pour les prisonniers politiques tibétains, qui sont plus de 100. La liberté religieuse est loin d'être respectée, comme l'illustre la fuite au passage de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Les Tibétains subissent une discrimination notamment pour les emplois, de nombreux avantages étant donnés aux Hans
L'Himalaya, en sanskrit « demeure des neiges », (him « neige » et alaya « maison, demeure »), ou chaîne de l'Himalaya, est un ensemble de chaînes de montagnes s'étirant sur plus de 2 400 km de long et large de 250 à 400 km, qui sépare le sous-continent indien du plateau tibétain dans le sud de l'Asie. Il débute, à l'ouest au Nanga Parbat au Pakistan et se termine, à l'est au Namche Barwa au Tibet. Cet ensemble montagneux, délimité à l'ouest par la vallée du fleuve Indus et à l'est par la vallée du fleuve Brahmapoutre, couvre une aire d'environ 600 000 km².
L'Himalaya abrite les plus hautes montagnes du monde, soit les 14 sommets qui culminent à plus de 8 000 mètres d'altitude, dont le mont Everest, le plus haut de tous. Ces hauts sommets ont donné lieu à de nombreuses expéditions d'alpinistes renommés et ont tous été conquis.
L'Himalaya fait partie d'un ensemble montagneux plus vaste encore que l'on désigne par Aire Hindu Kush-Himalaya (HKH), laquelle comprend outre les chaînes de l'Hindu-Kush et du Pamir, celles du Karakoram qui prolonge la chaîne himalayenne à l'ouest. Ce vaste ensemble chevauche huit pays et abrite plus de 140 millions de personnes.

Les deux sommets les plus hauts du Monde:
L’Everest, en tibétain Chomolangma, en népalais Sagarmatha, aussi appelé mont Everest, est une montagne située dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet).
Il est aperçu par des Européens pour la première fois en 1847 puis, après quelques années d'observations et de calculs, son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde au-dessus du niveau de la mer. Cette caractéristique lui vaut d'être baptisé de son nom actuel par les Occidentaux en 1865 et, dès les années 1920, de lui attirer l'intérêt des alpinistes qui se lancent à l'assaut de ses pentes. Plusieurs expéditions, en particulier britanniques, se succèdent depuis le nord. Toutefois, les conditions climatiques extrêmes font leurs premières victimes, parmi lesquelles George Mallory et Andrew Irvine, en 1924, dont on ne saura probablement jamais avec certitude s'ils ont atteint le sommet. En 1950, le Népal autorise l'accès à la montagne depuis le sud offrant des possibilités d'ascension par l'arête Sud-Est, moins périlleuse. Finalement, trois ans plus tard, Edmund Hillary et Tensing Norgay réussissent à vaincre l'Everest. Dès lors, les exploits en tous genres s'enchaînent, alimentant les fantasmes populaires ; mais, en 1996, une série d'accidents mortels vient rappeler les dangers liés à la montagne, portant de nos jours à plus de 200 le nombre de victimes. Pourtant, le tourisme de masse se popularise, fragilisant le milieu malgré la création du parc national de Sagarmatha en 1976. Ainsi, plus de 14 000 alpinistes ont tenté l'ascension depuis 1922 et plus de 4 000 l'ont réussie, bien aidés, pour la majorité d'entre eux, par les porteurs sherpas.
2) Le K2: Montagne inacéssible
Le K2 (appelé aussi mont Godwin-Austen, Chogori ou Dapsang) est un sommet du massif du Karakoram ou Karakorum (coordonnées : sur la frontière sino-pakistanaise (dans la région de l'Azad Cachemire). C'est le deuxième plus haut sommet du monde (après l'Everest) avec une altitude officielle de 8 611 m.
L'ascension du K2 est considérée comme bien plus difficile que celle de l'Everest. En juin 2000, seules 189 personnes l'avaient réalisée (contre 1 500 personnes ayant atteint le sommet de l'Everest à la même date). Soixante-dix personnes ont trouvé la mort sur ses pentes, dont treize pour la seule année 1986. Le 2 août 2008, onze alpinistes trouvèrent la mort, victimes d'une chute de sérac ayant emporté les cordes fixes au-dessous du sommet ; deux alpinistes néerlandais furent cependant sauvés.
Les pentes du K2 et le camp de base de la voie normale ont été nettoyés par une équipe de Mountain Wilderness en 1990, opération ayant mis en évidence la dégradation des sites les plus reculés de l'Himalaya par une trop importante fréquentation d'alpinistes en très grande majorité étrangers.
"Montagne Dangereuse"
3) La Panthère des Neiges: La Reine de l'himalaya

"Bébés panthères des Neiges" (Ils sont trop mignons)
4) Tintin au TIbet:
En vacances à Vargèse, une station savoyarde imaginaire, Tintin apprend par le journal une catastrophe aérienne au Népal. Après cette nouvelle, Tintin fait un rêve où il voit son ami Tchang vivant, l'appelant au secours. Le lendemain, Tintin reçoit justement une lettre de Tchang, qui lui annonce sa prochaine visite. Il réalise que Tchang était dans l'avion, et, convaincu par son rêve, décide de partir à sa recherche, accompagné du capitaine Haddock...

C'est ainsi qu'avec l'aide de Tharkey, un sherpa népalais, ils retrouvent l'épave, mais point de traces de Tchang. Tintin trouve alors une grotte où son ami a gravé son nom, preuve qu'il est vivant. Après avoir été accueillis dans une lamaserie et assisté à la vision d'un lama du nom de Foudre Bénie, ils se rendent à l'endroit indiqué et retrouvent Tchang qui avait été recueilli par le yéti.
5) Le Yéti: Une légende du Tibet
Le yéti ou « abominable homme des neiges » est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises. Il est appelé migö (prononcer « migou ») au Tibet.
Le yéti serait un primate velu, ayant un visage ressemblant à celui de l'homme. Sa taille se situerait entre 1,50 et 3,75 mètres. Selon certains témoins, la démarche bipède ressemblerait plus à celle d'un ursidé qu'à celle d'un primate. Ceci est en contradiction avec le fait que les traces supposées ont pu être suivies sur de très longues distances ; un ours ne peut en effet marcher debout que sur quelques mètres.
Pour la plupart des scientifiques, anthropologues ou sociologues, le yéti est une créature légendaire relevant de la mythologie des groupes himalayens. Les arguments contre l'existence réelle du yéti, comme de la plupart des autres cryptides, sont nombreux :
La liste complète des animaux disparus (dates de disparition):
1° Les cétacés:
Dauphin de Chine (2008)
2° Les Marsupiaux:
Tigre de Tasmanie
Kangourou rat du désert (1936)
Lièvre Wallaby de l'Est (1890)
Wallaby de Grey (1939 en captivité)
Wallaby à queue cornée (1982)
Rat kangourou (1875)
Bandicoot à pieds de cochon (1907)
Bandicoot du désert (1943)
Petit bilbi (1950)
3° Megachiroptères:
Roussette de l'Ile Panay (chauve-souris): 1996
Chauve souris des Iles Santa Cruz, l'Archipel des Solomon (1907)
Roussette Okinawa
Renard volant (probablement éteint)
Petite roussette des Mascareignes (Etiente, Réunion et Maurice)
Roussette du Guam (1968)
4° Chiroptères:
Chauve souris endémique de Porto Rico (éteinte)
Chauve souris endémique du Japon (éteinte)
Chauve souris endémique de la Nouvelle Zélande (éteinte)
5° Lagomorphes (Lapins/lièvres):
Pikas des Iles Tyrrhéniennes, endémique de Corse et de Sardaigne eteinte au 18éme siècle.
Lièvre de Majorque (éteint)
6° Rongeurs:
Lièvre rat à pieds blanc (éteint)
Rat d'Australie (1933)
Rat musqué de Ste Lucie (dernière spécimen meurt en captivité en 1852)
Souris sauteuse d'Australie (1850)
Souris sauteuse d'Australie également (1982)
7° Xénarthres:
Paresseux terrestre de Porto Rico (1500)
8° Proboscidiens:
Eléphant de Moyen Orient (étient vers 100 av.JC)
Eléphant de Chine (15éme siècle)
Eléphant de Sicile (étient vers 500 av. JC)
9° Périssodactyles (chevaux, anes et zébres):
Couagga, sous espéce de Zébre (1883)
Onagre de Syrie (sous espéce éteinte au début du 20éme siècle)
Ane sauvage Européen (Etient en Espagne au 15éme siècle)
10° Artiodactyles:
Hippopotame de Madagascar (éteint vers le 10éme siècle)
Potamochère d'Afrique du Sud (1900)
Cerf de Thailande (2006)
Elan du Caucasse (éteint au début du 19éme siècle)
Bubale Nord Africain (étiente)
Gazelle d'Afrique (1894)
Hippotragus bleu (boivdé disparu vers le 18éme siècle)
Cobe de Lechwe (1994)
Bouquetin d'Espagne (1999/2000)
Auroch (1627)
11° Siréniens:
Vache de mer (sorte de lamantin ou dugong), éteinte au 18éme siècle
12° Carnivores:
Loup du Japon (1889)
Loup des Falkland (étient au 19éme siècle)
Ours d'Atlas (1844)
Grizzly méxicain (1960)
Raton laveur de Barbade (étient)
Serval Sud Africain (éteint)
Serval Nord Africain (éteint)
Lion du Cap (éteint)
Lion de l'Atlas (1922)
Tigre de Bali (éteint)
Tigre de Java (éteint)
Tigre de Caspienne (éteint)
13° Phoques et Otaries:
Phoque des Caraibes (éteint)
Otarie du japon (éteint)
14° Tortues:
Tortue de la Réunion (éteinte au 18éme siècle)
Tortue géante de la Réunion (éteinte au 18éme siècle)
Tortue géante de l'Iile Rodrigue (1800)
15° Lézards:
Gecko de l'Ile Maurice ou Rodrigue (1994)
16° Serpents:
Boa de Maurice (1975)
17° Amphibiens:
Grenouille endémique du Méxique (1985)
Grenouille plate à incubation gastrique (2001)
Grenouille d'Australie (2001)
18° Lépidoptéres:
Vanesse de l'Obetie (1993)
Salamide d'Augustine (1929)
19 Les Oiseaux:
A) Les Ansériformes:
L' Ouette de la Réunion (endémique de l'Ile), éteinte en 1700
L'Ouette de Maurice (endémique de l'ile), éteinte en 1698
Canard de l'ile d'Amsterdam (étiente début 18éme siècle)
Canard de Maurice (endémique de l'ile), éteint en 1710
Fuligule de Madagascar, probablement éteint
Eider du Labrador (1875 ou 1878)
Tadorne de la Réunion (1700)
Harle austral (éteinte)
Nette à cou rose (en danger critique d'extinction)
Tadorne de Corée (éteint)
B) Caprimulgiformes:
Engoulevent de la Jamaique (probablement disparu)
C) Charadriiformes:
Courlis esquimau (étient entre le 19éme et le 20éme siècle)
Chevalier à ailes blanches (eteint fin du 18éme siècle)
Vanneau hirondelle (en danger critique d'extinction)
Grand Pinguouin (1844)
D) Ciconiiformes:
Bihoreau de la Réunion (1672)
Bihoreau de Maurice (1700)
Bihoreau de Rodrigues (1761)
Ibis de la Réunion (1750)
E) Columbiformes:
Founingo Hollandais (éteint au 19éme siècle)
Founingo de Rodrigues (éteint au début du 18éme siècle)
Pigeon endémique de la Réunion (éteint au début du 18éme siècle)
Pigeon endémique du Japon (1889)
Tourte voyageuse ou pigeon migrateur ou encore colombe voyageuse (éteinte en captivité en 1914)
Microgoura de Choiseul (éteint)
Solitaire de Rodrigue (1730)
Le Dodo ou Dronte, endémique de l'ile Maurice, disparu à la fin du 17éme siècle (1681)
F) Coraciiformes:
Martin chasseur de Miyaco (étient au 18éme siècle)
G) Cuculiformes:
Coua de Delalande (étient)
H) Falconiformes:
Argentavis avait une envergure de 7m ce qui en fait l'oiseau le plus grand de tout le temps. Il disparu au Miocène vers 10 million d'années. Il vivait en Amérique du Sud.
Aigle géant de Haast (1400)
Caracara endémique de Guadalupe disparu en 1903
I) Calliformes:
Ophrysie de l'Himalaya probablement disparu
J) Gruiformes:
Poule rouge endémique de l'ile Maurice disparue en 1700
Râle de Rodrigue (1761)
Foulque des Mascareignes (1693)
Râle des Chatham (étient au 19éme siècle)
Râle tévéa (éteint)
Talève de Lord Howe (1834)
Marouette de Kusaie (éteint)
Marouette d'Hawaii (1893)
K) Passériformes:
Stourne de Kusaie (1880)
Stourne mystérieux (1825)
Mégalure des Chatham (1900)
Méliphage kioéa (1859)
Roselin des Bonin (1828)
Psittiroste à gros bec (éteint)
Ciridopse d'Anna (éteint)
Drépanide noir (1907)
Drépanide mano (éteint)
Etourneau de Bourbon (1870)
Grand Amakihi (1901)
Huia (1900)
Po-o-uli masqué ( probablement disparu)
Moho d'Oahu (1837)
Moho de Bishop (probablement disparu 1981)
Moho d'Hawai (1934)
Psittirostre à gros bec (éteint)
Quiscale de Mexico (1910)
Petit psittirostre (éteint)
Psittirostre de Palmer (1900)
Merle du grand Caiman ou Turdus ravidus (éteint)
Piopio de Nouvelle Zélande (1963)
Paruline de Bachman (danger critique d'extinction)
Xénique des Buissons (1972)
Xénique de Stephens (1894)
Grive de Bonin (éteinte)
L) Pelecaniformes:
Cormoran de Pallas (éteint)
M) Piciformes:
Pic Impérial (probablement éteint)
Pic à bec d'Ivoire (probablement éteint)
N) Podicipediformes:
Grèbe des Andes (probablement éteint)
Grèbe du lac Atitlan (danger critique d'extinction)
Grèbe roussâtre (probablement éteint)
O) Psittacidaes:
Ara glauque (probablement éteint)
Ara tricolore (1885)
Conure à tête jaune (1918)
Perruche de Raiatea (1773)
Perruche de Tahiti (1884)
Mascarin endémique de l'Ile Maurice (1675)
Mascarin de la Réunion (1771)
Perroquet de Rodrigues (1763)
Nestor de Norfolk (1851)
Perruche de Paradis (1927)
Perruche de Newton (1875)
Perruche des Seychelles (1883)
P) Strigiformes:
Chevêche de Rodrigues (1730)
HIbou de Gruchet (éteint au 17éme siècle à la Réunion)
Petit Duc de Commerson (éteint en 1837 ou en 1859 (sources incertaines), à Maurice)
Chouette à joues blanches (éteinte en 1960, en Nouvelle Zélande)
Q) Struthioniformes:
L' Oiseau éléphant pouvait faire jusqu'à 500 kilos et vivait exclusivement à Madagascar. Il disparu probablement en l'an 1000 ou peut être seulement au 17éme ou 18éme siècle.
Le Moa vivait il y a environ 400 ans en Nouvelle Zélande. Il pouvait faire jusqu'à 3m70 de haut.
Emeu noir (étient, Australie 1850)
Emeu de Baudin (Australie, 1827)
R) Trochiliformes:
Emeraude de Brace (1900)
Emeraude de Gould (1900)
L'absinthe (Artemisia absinthium L.) aussi nommée grande absinthe en opposition avec la petite absinthe (Artemisia Pontica) est une plante de la famille des Astéracées. Cet article ne traitant que cette plante, se référer à Spiritueux aux plantes d'absinthe pour la liqueur.
Noms communs : absin, aluyne, aloïne, armoise, herbe sainte, herbe aux vers, menu alvine.
Plante vivace, herbacée, pouvant mesurer jusqu'à 1 mètre. Plante recouverte de poils soyeux blancs argentés et de nombreuses glandes oléifères. La tige est de couleur vert argent, droite, cannelée, ramifiée et très feuillée.
Les feuilles sont alternes, gris verdâtre sur le dessus et presque blanches et soyeuses sur le dessous. Les feuilles basiliaires mesurent jusqu'à 25 centimètres de long et sont longuement pétiolées. Les feuilles caulinaires sont brièvement pétiolées, moins divisées. Les feuilles au sommet peuvent même être simples et sessiles (sans pétiole). La floraison a lieu de juillet à septembre. Les fleurs sont jaunes, tubulaires, réunies en capitules (Composée) globuleux, penchés, à leur tour réunis en panicules feuillés et ramifiés.
La plante possède un rhizome dur.

Originaire des régions continentales à climat tempéré d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. Naturalisée par ailleurs. Elle y pousse sur les terrains incultes et arides, sur les pentes rocheuses, au bord des chemins et des champs.
Peut facilement être cultivée dans un terrain sec et pauvre. À mettre en exposition chaude sur sols fertiles, et semi-lourds. Elle préfère les sols calcaires et riches en azote. Se reproduit par éclat des vieux pieds à l'automne ou au printemps, éventuellement par semis en mars avril.
Utilisée comme vermifuge, dans les maladies de l'estomac, pour provoquer les règles, dans le combat contre la paresse, contre le mal de mer et ses nausées, cette plante peut être utilisée en infusion avec du vin, de la bière en poudre ainsi qu'en décoction. En usage externe, on recourt à un cataplasme chaud, mais également à la décoction.



Ceci conduisit à son interdiction dans de nombreux pays, (en France à partir du 16 mars 1915, en Suisse du 7 octobre 1910 au 1er mars 2005) car les ligues de vertus disaient d'elle « qu'elle rend fou et criminel, fait de l'homme une bête et menace l'avenir de notre temps ».
En réalité, il est clairement dit dans le projet d'interdiction de l'absinthe en France que la boisson est interdite pour lutter contre l'alcoolisme. Extrait : « À diverses reprises, l'Académie de médecine a signalé le grand intérêt que présente, au point de vue de la santé publique et de l'avenir même de la race, l'organisation en France d'une lutte active contre l'alcoolisme. De son côté, l'Académie des sciences a, au cours d'une de ses récentes séances, apporté à ces vues l'appui de sa haute autorité en émettant un vœu pressant en faveur de l'adoption prochaine de diverses mesures propres à enrayer le fléau. Il a paru au gouvernement que le moment était venu d'entrer résolument dans la voie qui lui était ainsi tracée et qu'il convenait notamment de réaliser, dès à présent, une des mesures qui de tout temps ont été considérées, à juste titre, comme pouvant le plus aisément contribuer pour une large part à la restriction du mal : mettre un terme à toute consommation de l'absinthe et des liqueurs similaires. »
Après l'interdiction, les anciennes marques d'absinthes se reconvertissent dans des anisés sans sucre qui se préparent comme l'absinthe. En 1932, Paul Ricard invente le Pastis qui est le premier anisé à connaître un succès presque équivalent à celui de l'absinthe.
Le 2 novembre 1988, un décret, signé par Michel Rocard, autorise et règlemente la présence de thuyone (principale molécule de l'huile essentielle d'absinthe, présente dans la grande et la petite absinthe) dans les boissons et l'alimentation, ce qui permet techniquement de produire à nouveau de l'absinthe en France. En 1999, la première absinthe française depuis 1915 est produite : la Versinthe verte, qui contient de la grande absinthe. Son apparition et son étiquetage (absinthe) met en évidence un hiatus entre le décret européen de 1988 et l'interdiction de l'absinthe en France de 1915 toujours en vigueur. Plutôt que d'abolir cette loi, le gouvernement pare au plus pressé en votant un aménagement du décret et en attribuant une nouvelle appellation légale à l'absinthe : « spiritueux aromatisé à la plante d'absinthe » et en complétant la règlementation européenne (35 mg/l de thuyone maximum) d'un taux de fenchone et de pinocamphone à ne pas dépasser (respectivement 5 mg/l et 10 mg/l). Depuis le 1er mars 2005, la distillation de l'absinthe est à nouveau autorisée en Suisse, afin de pouvoir demander une AOC et ainsi protéger l'appellation (à condition, entre autres, que la teneur en thuyone ne dépasse pas 35 mg/l).
La liqueur d'absinthe, comme autrefois, titre entre 45° et 80°. Elle est produite notamment dans les distilleries de Fougerolles en Haute-Saône, à Pontarlier dans le Doubs, ville dont elle fit la richesse jusqu'à l'interdiction de 1915, et à Saumur par la distillerie Combier. On trouve aussi deux distilleries en Provence. Elle est notamment de nouveau fabriquée au Val-de-Travers (région de Suisse romande) berceau de l'absinthe, dans plus d'une douzaine de distilleries.
La préparation de l'absinthe est qualifiée de rituel en raison des nombreux accessoires spécifiques nécessaire à son élaboration ainsi qu'à son aspect codifié.
L'absinthe pure est tout d'abord versée dans un verre spécifique sur lequel on place une cuillère à absinthe. On place ensuite un demi-sucre ou un sucre sur la cuillère sur lequel on verse de l'eau glacée au goutte à goutte. Comme le pastis, l'absinthe se dilue dans trois à cinq fois son volume d'eau. La manière de préparer l'absinthe joue un rôle capital dans son goût final en permettant aux arômes de plantes de se libérer et de prendre de l'ampleur face aux autres arômes.
Durant ce processus, les ingrédients non solubles dans l'eau (principalement ceux de l'anis vert ou étoilé, ainsi que le fenouil) forment des émulsions ; ce qui trouble l'absinthe.
Avec l'accroissement de la popularité de la boisson au XIXe siècle, l'usage de la fontaine à absinthe se répandit. Cette fontaine particulière permet de verser l'eau au goutte à goutte sans avoir à le faire à la carafe, ainsi que de servir un grand nombre de verres à la fois.Traditionnellement, le sucre ne se brûle pas. Ce n'est qu'en 1990 dans les discothèques tchèques qu'un rituel où le sucre est brûlé est apparu, probablement pour attirer l'attention des clients sur cet apéritif
Depuis le 1er mars 2005, il est possible de distiller de l'absinthe en Suisse tout à fait légalement, soit chez un distillateur « à façon » — il en existe 400 en Suisse —, soit en demandant une concession à la Régie fédérale des alcools, à Berne. Pour l'obtenir, il faut au moins distiller 500 litres d'alcool à 100% en volume (par année), soit près de 950 litres d'absinthe à 53% vol. La concession n'est pas facilement accordée, à moins d'entrer dans une coopérative de distillateurs qui louent ensemble un local pour y installer leurs alambics. Les périodes de distillation sont annoncées à l'inspecteur régional de la Régie fédérale des alcools qui déplombe l'alambic et replace une cordelette avec un plomb quand la distillation est terminée.Les achats d'alcool sont soumis à une taxe : environ 29 francs suisses (20 € environ) par litre d'alcool à 100% en volume. Le distillateur « à façon » doit remplir une « déclaration de distillation » dans laquelle il indique la quantité des matières première (alcool), la quantité des spiritueux produits (absinthe), et la quantité des flegmes (produits de tête et de queue de distillation).
En Suisse, la personne qui distille et qui veut vendre son produit est soumise à l'auto-contrôle. Elle doit faire déterminer par un laboratoire spécialisé (Laboratoire cantonal à Neuchâtel), le taux de thuyone, de fenchone et le % en volume. L'analyse coûte 350 francs suisses (220 euros environ).
À cela, il faut ajouter une patente cantonale pour la vente du produit, qui coûte une centaine de francs, plus 2% du chiffre d'affaire présumé. Pour vendre dans toute la Suisse, il faut débourser plus de 500 francs suisses (environ 320 euros), si les quantités vendues hors du canton de production dépassent les 400 litres par année.

La gentiane jaune est utilisée :


L'appellation figurant sur les étiquettes est « Salers Gentiane », mais la désignation courante est « la Salers ».
La distillerie est située à Montaignac-Saint-Hippolyte (Corrèze). Son « produit phare » est la Gentiane Salers, dont l'ingrédient de base est la racine de gentiane. C'est dans les montagnes autour du village de Salers que la famille Labounoux s'approvisonnait, et c'est la raison pour laquelle cet apéritif a été baptisé Salers. Les racines utilisées aujourd'hui proviennent toujours d'Auvergne.
La Salers existe en trois titrages d'alcool :
La Distillerie de la Salers, fait maintenant partie du groupe familial Pagès-Védrenne dont le siège est au Puy-en-Velay.

La chartreuse est une liqueur fabriquée par les moines chartreux dans les caves de Voiron en Isère, en bordure du Massif de la Chartreuse.

Le Monastère de la Grande Chartreuse
Le Monastère de la Grande-Chartreuse a été détruit par le feu et reconstruit 11 fois depuis sa fondation en 1084.
Les Bâtiments actuels datent de 1676.
Selon la tradition, la chartreuse naît en 1605, quand les moines de la Chartreuse de Vauvert à Paris (à l'emplacement de l'actuel Jardin du Luxembourg) reçoivent du maréchal d'Estrées un mystérieux manuscrit avec la formule d'un Élixir de Longue Vie.
Trop complexe, la recette n'est pas exploitée immédiatement, mais fait cependant l'objet de travaux menés par l'apothicaire de la Grande-Chartreuse, frère Jérôme Maubec. En 1737, le monastère de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, produit l'élixir dans sa pharmacie et commence à en faire commerce. Sa commercialisation se fait par un frère à dos de mulet et reste donc limitée aux proches villes de Grenoble et Chambéry, où il devient populaire. Cet élixir est toujours commercialisé de nos jours, sous le nom d'Élixir Végétal de la Grande Chartreuse.

À partir de l'élixir, les chartreux développent rapidement un digestif au goût original. Mais il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte, élaborée à partir de la recette originale, soit commercialisée sous le nom de liqueur de santé.
Poursuivis pendant la Révolution française, les moines sont dispersés en 1793. La distillation de la chartreuse s'interrompt alors, mais les chartreux réussissent à conserver la recette secrète : le manuscrit est emporté par un des pères et une copie est conservée par le moine autorisé à garder le monastère ; lors de son incarcération à Bordeaux, ce dernier remet sa copie à un confrère qui finit par la céder à un pharmacien de Grenoble, un certain Liotard. Afin de faire usage de la recette, ce dernier la soumet en 1810 au ministère de l'Intérieur de Napoléon Ier, lequel la lui renvoie avec la mention « refusé ». À la mort de Liotard, les documents reviennent au monastère de la Grande-Chartreuse, que les moines ont réintégré en 1816, et la distillation reprend.
La chartreuse jaune, développée comme une version plus douce de la liqueur, est commercialisée pour la première fois en 1838. En 1860, une distillerie est bâtie à Fourvoirie, sur la commune de Saint-Laurent-du-Pont, afin de produire les chartreuses verte et jaune. Une Chartreuse Blanche est également proposée pendant un temps (43 ° de 1860 à 1880, puis 37 ° de 1886 à 1900).

"La Chartreuse Jaune"
De nouveau expulsés de France en 1903, les chartreux emportent avec eux la recette de la liqueur et installent leur nouvelle distillerie à Tarragone, en Espagne, où ils se sont implantés. La distillerie de chartreuse est construite dans la partie basse de la ville, sur la Plaça dels Infants, près du port et de la gare. Ils commercialisent leur liqueur sous le même nom, avec une étiquette identique, en ajoutant cependant la mention « liqueur fabriquée à Tarragone par les pères chartreux ». Leur liqueur se fait connaître en France sous le surnom de Tarragone.

Chartreuse la 9éme centenaire
Les biens français des chartreux sont confisqués par le gouvernement, lequel essaie de remettre en route la distillerie de Fourvoirie. Les liquoristes de la Compagnie Fermière de la Grande-Chartreuse sont chargés d'exploiter le nom « Chartreuse ». Malgré plusieurs tentatives, la recette ne parvient jamais à être imitée et l'entreprise se solde par un désastre financier. Dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont rachetées pour un prix dérisoire par des hommes d'affaires de la région de Voiron, lesquels les envoient en cadeau aux moines de Tarragone. Ceci leur permet de récupérer le nom commercial en France en 1929. Cependant, les chartreux ont réinstallé dès 1921, avec l'accord tacite du gouvernement, une distillerie à Marseille, où ils produisent leur liqueur sous le nom de Tarragone.
Un glissement de terrain détruit la distillerie de Fourvoirie dans la nuit du 4 au 5 décembre 1935. Les caves n’ont que peu souffert et la liqueur qui vieillissait dans les foudres a pu être récupérée. Malgré la loi d'expulsion contre les moines, le gouvernement français affecte des ingénieurs de l'armée afin de la reconstruire à Voiron, près des caves et de l'entrepôt de distribution précédemment établi en 1860 par les moines, à 25 km du monastère.
Après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement lève l'ordre d'expulsion, rendant aux frères chartreux leur statut juridique de résidents français.
Depuis 1989, date à laquelle la distillation a été arrêtée à Tarragone, la liqueur est exclusivement produite à Voiron.

Chartreuse 1605
Aujourd'hui, les liqueurs sont produites à Voiron en utilisant un mélange de plantes et d'herbes préparé par deux moines du monastère de la Grande-Chartreuse. La recette exacte de la chartreuse demeure secrète et n'est connue que des deux moines qui préparent le mélange végétal. La recette ne faisant pas l'objet d'un brevet, son secret n'expire pas et permet donc de préserver le monopole de l'ordre cartusien. Depuis 1970, la société Chartreuse Diffusion se charge du conditionnement, de la publicité et de la vente.
La méthode de fabrication reste donc peu connue. Aucun additif artificiel n'entre dans la composition de la chartreuse. Les 130 plantes qui la composent sont d'abord mises à macérer dans un alcool de raisin puis distillées. Les alcoolats sont additionnées de miel distillé et de sirop de sucre. Les liqueurs vertes et jaunes sont ensuite vieillies longuement en foudres de chêne. Leur couleur respective est principalement due à la chlorophylle et au safran, qui sont leurs colorants naturels.
Le chartreuse reste la liqueur traditionnelle de Tarragone et compose la boisson des fêtes patronales de Santa Tecla (nommée la mamadeta) : chartreuse verte, chartreuse jaune et granité. Depuis l'arrêt de sa production, la liqueur est devenue encore plus populaire à Tarragone et fait même l'objet de collections.
La distillerie de Voiron est ouverte au public, de même que la cave à liqueurs attenante, la plus grande du monde (164 m) . D'autres boissons alcoolisées y sont fabriquées : le génépi, l'eau de noix, des liqueurs de fruits et de la liqueur de gentiane.

Les caves de la Grande Chartreuse à Voiron
Les principales liqueurs Chartreuse sont :
Les cuvées spéciales sont :

Le génépi blanc (Artemisia umbelliformis) est une plante aromatique de la famille des Astéracées recherchée pour la fabrication de liqueurs.

Le Lagopède alpin (Lagopus muta ou Lagopus mutus) est parfois nommé également Perdrix des neiges ou Lagopède des rochers.
En langue same, cet oiseau a donné son nom à la ville suédoise de Kiruna.
Ce petit oiseau de 34 cm de longueur est totalement blanc en hiver (à l'exception des rectrices sous-caudales qui restent sombres), puis se recouvre de brun en été. En automne, il devient grisâtre avec le dessous blanc. Le mâle a une livrée nuptiale où domine le gris-brun, la femelle est d'un rouge-brun.C'est un oiseau sédentaire.
Il vit en Amérique du Nord, au Nord-Est de l'Asie (Russie comprise), ainsi qu'en Europe du Nord. En France, on le trouve dans les Alpes et les Pyrénées. Dans les montagnes, il vit à la limite des neiges éternelles, sur les terrains rocheux et broussailleux, mais dans le Grand Nord, il habite les toundras.
De mai à juin, le lagopède construit son nid à même le sol, souvent derrière un buisson où la femelle pond 8 à 12 œufs qu'elle couve seule pendant 22 à 26 jours. En octobre, les jeunes sont devenus adultes. Plusieurs familles se rassemblent en groupes de 15 à 20 individus.
Son alimentation change selon les saisons:
En été, il se nourrit de baies, d'insectes, de larves et autres invertébrés.
En automne, sa nourriture est essentiellement composée de baies.
En hiver, graines et restes de végétaux,
Et au printemps, il mange chatons ou bourgeons.
