Le Tigre Blanc Royal

22/09/2009 21:47 par antartica

  • Le Tigre Blanc Royal

    Le Tigre Blanc Royal

    22/09/2009 21:47 par antartica

Le tigre blanc dit « tigre blanc royal », comme tous les tigres, est un mammifère carnivore de la famille des félidés. Son pelage est blanc avec des rayures noires, et ses yeux sont bleus.
Il s'agit en réalité d'un tigre du Bengale (et peut-être aussi d'un tigre de Sibérie) possédant une anomalie génétique appelée leucistisme.
Il n'est pas à confondre avec les spécimens albinos (une maladie génétique), qui n'ont pas de rayures et des yeux plutôt rouges.
Le tigre blanc se caractérise par sa robe blanche (de couleur crème à coquille d'œuf) rayée de noir ou de marron. Ses yeux sont bleus et le nez est rose. Il est en général plus grand qu'un tigre normal. La plupart des tigres blancs ont des rayures noires à brun clair sur un pelage blanc cassé ; les yeux sont bleus. On considère qu'il s'agit d'une mutation autosomale récessive nommée chinchilla, rencontrée chez d'autres mammifères, notamment le chat domestique et le lapin. Il n'existe pas de cas d'albinisme reconnus. De nombreux cas de tigres entièrement blancs, sans aucune rayure, ont été reportés, mais il s'agissait de tigres dont la coloration était très pâle, et non pas inexistante. Pour paraître plus impressionnant, les tigres blancs sont souvent croisés avec le tigre de Sibérie, la plus grande sous-espèce de tigre.


Fichier:Singapore Zoo Tigers cropped.jpg

"Deux magnifiques Tigres Blanc Royaux"

Un nom scientifique lui est parfois attribué Panthera tigris uncia, mais n'a aucune valeur scientifique car le tigre blanc ne constitue pas une sous-espèce de tigre.
Les tigres blancs sont tous issus du même individu : Mohan. La consanguinité est très élevée et conduit à des déformations graves dès la naissance.En effet, 80% des petits tigres qui naissent blancs meurent à cause d'anomalies dues à la consanguinité. Dans les 20% restants, beaucoup ont des problèmes physiques comme des déficiences immunitaires, des scolioses, un strabisme élevé ou des troubles mentaux. En fait, les dresseurs de tigres estiment que sur 30 tigres blancs un seul est réellement en bonne santé.


Le Tigre Doré:


Le tigre doré est une coloration atypique de la robe d'un tigre : les rayures sont de couleurs rousses sur un fond crème et paraissent diluées. Très rare, cette coloration est due à un gène récessif. Tous les tigres dorés ont un ascendant tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), mais ont été généralement croisés avec d'autres sous-espèces, notamment le tigre de Sibérie. Une légende urbaine consiste d'ailleurs à présenter le tigre doré comme le croisement naturel entre un tigre de Sibérie et un tigre du Bengale

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/128/photo-128560-L.jpg

Le Tigre Doré (rare)

Le Tigre Albinos:

Le tigre albinos existe, il a un corps qui ne produit pas de mélanine (ou celle-ci est mal synthétisée), cela veut dire qu’il est totalement blanc, et donc sans aucune rayure. Ses yeux sont rouges ou roses.
Cette anomalie génétique est appelée albinisme.

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/158/photo-158525-L.jpg

Le Tigre Noir:

On a longtemps crû que les tigres noirs n'existaient pas mais en 1993 une peau de tigre noir a été confisquée par la police. Il ne s'agit pas de mélanisme comme pour les panthères mais plutôt d'un élargissement anormal des rayures. Sur le dos, elles se rejoignent totalement, provoquant l'illusion d'un tigre noir.


Le Lion Blanc

22/09/2009 21:23 par antartica

  • Le Lion Blanc

    Le Lion Blanc

    22/09/2009 21:23 par antartica

Le lion blanc est une forme mutante du lion de la sous-espèce Panthera leo krugeri ; il ne s'agit pas d'une sous-espèce séparée. On le croise occasionnellement dans les réserves naturelles d'Afrique du Sud, et il fait l'objet d'élevages sélectifs dans des zoos du monde entier. Selon les croyances africaines, cet animal est divin et croiser sa route porte bonheur.
Le gène responsable de la mutation est récessif, si bien que les lions blancs restent rares dans la nature et seul un couple de lions blancs peut avoir des lionceaux blancs à coup sur ; il arrive que des lionceaux blancs naissent de lions normaux à Timbawati et dans le parc national de Kruger. La plus grande population de lions blancs se trouve dans les zoos, où ils sont élevés dans le but de perpétuer leur couleur, ce qui présente des risques de consanguinité.

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"Petit lionceau tout blanc" (trop mimi)


Les lions blancs, pour la plupart, ne sont pas atteints d'albinisme. Leur mutation est appelée leucistisme (ou parfois chinchilla), et donne à leur fourrure une couleur qui varie du blond au blanc presque pur. Cette couleur donne aux animaux un désavantage certain dans la nature car elle les rend très visibles aux yeux de leurs proies et en fait une cible facile pour les prédateurs.
Les lions blancs ne sont pas atteints d'albinisme mais de leucistisme. Des pigments sont visibles dans leurs yeux (qui peuvent être dorés/noisette comme ceux des lions normaux, mais aussi bleus-gris ou verts - il est possible d'élever sélectivement des lions aux yeux bleus), sur leurs coussinets et leurs lèvres. Leur leucistisme est dû au gène mutant chinchilla, qui inhibe le dépôt de pigment sauf sur les extrémités des poils. En conséquence, la couleur des lions blancs varie du blond au blanc presque pur. Les crinières et les « pinceaux » caudaux des mâles sont blonds ou crème au lieu d'être noirs.
http://i.pbase.com/o6/36/552736/1/83669131.xWZSal59._MG_5398.jpg

"Magnifique lionne"

Le Tibet

22/09/2009 21:06 par antartica

  • Le Tibet

    Le Tibet

    22/09/2009 21:06 par antartica

Le Tibet est l'aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone à populations tibétaines ainsi que le « Tibet des trois provinces » (U-Tsang, Kham et Amdo) revendiqué par le gouvernement tibétain en exil – ou « Grand Tibet » dans la terminologie du gouvernement chinois – sont composés de trois régions : le Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est aujourd'hui comprise dans la Région autonome du Tibet), l'Amdo (correspondant aujourd'hui globalement aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la Région autonome du Tibet). Le nombre de Tibétains dans l'ensemble de ces régions est de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter à ce chiffre les 150 000 Tibétains, environ, qui vivent actuellement en exil, principalement en Inde, et dont une partie a fui le Tibet.
La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 (pour la région administrative, qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing) à 2 500 000 km2 pour le Tibet historique ou Grand Tibet. La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 2000. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.


Il s'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2 400 km, et du nord au sud sur environ 1 000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4 200 m, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.

L'équilibre écologique du plateau tibétain est très fragile en raison du climat et de l'altitude qui ralentissent le renouvellement biologique. On y trouve une importante biodiversité de la faune et de la flore comparable à celle de la forêt amazonienne. Une partie du Tibet est aujourd'hui encore considérée comme une des dernières zones écologiques vierges de notre planète ; il s'agit du nord-ouest du Chang Tang ou Plateau Tibétain, au sud du désert du Taklamakan dans le Xinjiang. Michel Peissel l'a partiellement exploré avec son équipe. Les régions tibétaines s'étendent de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de l'ensemble des grands fleuves d'Asie, comprenant le Gange, le Salween, le Huang He (ou fleuve Jaune), le Mékong, le Brahmapoutre, le Yangzi Jiang (ou Yangtzé), le Sutlej et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu’à plus de 1 000 mm dans le sud-est.

Le climat du Tibet est très continental, froid et sec. Paradoxalement, la température moyenne annuelle est supérieure à celle de l'atmosphère à une altitude équivalente (rayonnement de la terre). Cet effet provoque d'importants gradients nord-sud de pression, et participe activement au phénomène de mousson. Les changements de températures sont assez brusques sur le plateau du Tibet : par un temps ensoleillé et chaud, la température peut chuter brusquement, si des nuages viennent couvrir le ciel.

Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaques indienne et eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5 000 m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km²). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15 cm/an avant la collision, 5 cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude, est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale : la collision provoque son épaississement (60 à 90 km d'épaisseur), soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte : elle devient « molle », et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression) et la propagation de la déformation horizontalement. Les tremblements de terre sont fréquents sur le plateau du Tibet : afin d'en limiter les effets, les maisons sont construites autour de gros piliers faits de troncs d'arbres entiers.

La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide l'ensemble des événements liés à l'occupation ayant entraîné la mort de plus d'1,2 million de Tibétains entre 1949 et 1979 selon le gouvernement tibétain en exil et les associations des Tibétains en exil luttant pour la liberté du Tibet et le respect des Droits de l'Homme pour les Tibétains.
L'agence de presse anglo-saxonne Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.
Par ailleurs, outre la torture dans les prisons du Tibet et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, la Ligue internationale des droits de l'homme fait également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines dans le cadre du contrôle des naissances au Tibet. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées d'avorter au-delà du premier enfant, d'après la Commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.

http://3.bp.blogspot.com/_X8DuzMGyxL8/R-T2XON8I9I/AAAAAAAAACk/DH-pDxPRlGA/s400/800px-Flag_of_Tibet.svg%5B1%5D


Les photos du dalaï-lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du panchen-lama Choekyi Gyaltsen, qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapchi. Parmi les prisonniers d'opinion actuels les plus connus, citons Gendhun Choekyi Nyima, Ngawang Sangdrol, Tenzin Delek Rinpoché et Dolma Kyab.
Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90).
La dernière en date, selon le TCHRD, s'est produite le 1er août 2007 à Litang, lors des cérémonies du 80e anniversaire de l’Armée de la libération populaire chinoise. Un nomade tibétain de 52 ans, Runggye Adak, a appelé au retour du 14e dalaï-lama, à la libération du panchen-lama et à la liberté pour le Tibet avant d’être arrêté par la Police de Kardzé. Malgré la promesse faite par les autorités et des manifestations de soutien des populations, Ronggay Adrak serait toujours détenu. La situation reste très tendue et plus de 3 000 membres des forces de l’ordre seraient mobilisés.Le gouvernement tibétain en exil et le dalaï-lama, s'ils reconnaissent que la situation de la Chine s'améliore, affirment toutefois que la situation au Tibet ne fait qu'empirer, en particulier pour les Droits de l'Homme qui sont bafoués, et pour l'environnement qui se dégrade gravement. Dans les prisons les tortures sont systématiques pour les prisonniers politiques tibétains, qui sont plus de 100. La liberté religieuse est loin d'être respectée, comme l'illustre la fuite au passage de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Les Tibétains subissent une discrimination notamment pour les emplois, de nombreux avantages étant donnés aux Hans


La Chaine de l'himalaya:

L'Himalaya, en sanskrit « demeure des neiges », (him « neige » et alaya « maison, demeure »), ou chaîne de l'Himalaya, est un ensemble de chaînes de montagnes s'étirant sur plus de 2 400 km de long et large de 250 à 400 km, qui sépare le sous-continent indien du plateau tibétain dans le sud de l'Asie. Il débute, à l'ouest au Nanga Parbat au Pakistan et se termine, à l'est au Namche Barwa au Tibet. Cet ensemble montagneux, délimité à l'ouest par la vallée du fleuve Indus et à l'est par la vallée du fleuve Brahmapoutre, couvre une aire d'environ 600 000 km².
L'Himalaya abrite les plus hautes montagnes du monde, soit les 14 sommets qui culminent à plus de 8 000 mètres d'altitude, dont le mont Everest, le plus haut de tous. Ces hauts sommets ont donné lieu à de nombreuses expéditions d'alpinistes renommés et ont tous été conquis.
L'Himalaya fait partie d'un ensemble montagneux plus vaste encore que l'on désigne par Aire Hindu Kush-Himalaya (HKH), laquelle comprend outre les chaînes de l'Hindu-Kush et du Pamir, celles du Karakoram qui prolonge la chaîne himalayenne à l'ouest. Ce vaste ensemble chevauche huit pays et abrite plus de 140 millions de personnes.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/79/Himalayas.jpg


L'Himalaya s'étend sur plus de 2 400 km, depuis le Nanga Parbat, au Pakistan, à l'ouest jusqu'au Namche Barwa à l'est. Il comporte trois chaînes parallèles disposées en ordre d'altitude et d'ère géologique.La plus jeune des trois chaînes est dite « sub-himalayenne » (collines de Shivalik) et s'élève à environ 1 200 mètres d'altitude. Elle s'est formée par l'érosion depuis la formation de l'Himalaya. Parallèle à cette chaîne se trouve celle du « Bas Himalaya » dont l'altitude varie de 2 000 à 5 000 mètres. Enfin, la chaîne la plus au nord, le « Grand Himalaya », est la plus ancienne des trois. Elle s'élève à plus de 6 000 mètres d'altitude et comporte un grand nombre des plus hauts sommets du monde, dont les trois premiers sont l'Everest, le K2, et le Kangchenjunga. Au total 164 sommets dépassent l'atitude de l'Aconcagua, le point culminant de la cordillère des Andes et la plus haute montagne en dehors de l'Asie. L'Himalaya couvre la majeure partie du Népal et du Bhoutan et occupe presque entièrement l'État pakistanais du Balistan et les États indiens suivants : Jammu, Kashmir, Himachal Pradesh, Uttaranchal, Sikkim et Arunachal Pradesh. A la frontière du Sikkim et de l'Ouest Bengale s'étend l'Arête de Singalila, dont les plus hauts sommets sont le mont Sandakfu, plus haut point de l'état du Bengale-Occidental à 3 636 mètres, suivi du Pic Falut, qui culmine à 3 595 mètres. Enfin, l'Himalaya chevauche une très petite partie du sud-est du Tibet (cependant, le plateau tibétain ne fait pas partie de l'Himalaya).


Les deux sommets les plus hauts du Monde:


1) L'Everest: le Toi du Monde

L’Everest, en tibétain Chomolangma, en népalais Sagarmatha, aussi appelé mont Everest, est une montagne située dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet).
Il est aperçu par des Européens pour la première fois en 1847 puis, après quelques années d'observations et de calculs, son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde au-dessus du niveau de la mer. Cette caractéristique lui vaut d'être baptisé de son nom actuel par les Occidentaux en 1865 et, dès les années 1920, de lui attirer l'intérêt des alpinistes qui se lancent à l'assaut de ses pentes. Plusieurs expéditions, en particulier britanniques, se succèdent depuis le nord. Toutefois, les conditions climatiques extrêmes font leurs premières victimes, parmi lesquelles George Mallory et Andrew Irvine, en 1924, dont on ne saura probablement jamais avec certitude s'ils ont atteint le sommet. En 1950, le Népal autorise l'accès à la montagne depuis le sud offrant des possibilités d'ascension par l'arête Sud-Est, moins périlleuse. Finalement, trois ans plus tard, Edmund Hillary et Tensing Norgay réussissent à vaincre l'Everest. Dès lors, les exploits en tous genres s'enchaînent, alimentant les fantasmes populaires ; mais, en 1996, une série d'accidents mortels vient rappeler les dangers liés à la montagne, portant de nos jours à plus de 200 le nombre de victimes. Pourtant, le tourisme de masse se popularise, fragilisant le milieu malgré la création du parc national de Sagarmatha en 1976. Ainsi, plus de 14 000 alpinistes ont tenté l'ascension depuis 1922 et plus de 4 000 l'ont réussie, bien aidés, pour la majorité d'entre eux, par les porteurs sherpas.

Fichier:Everest North Face toward Base Camp Tibet Luca Galuzzi 2006 edit 1.jpg

"Le Toi du Monde"


2) Le K2: Montagne inacéssible

Le K2 (appelé aussi mont Godwin-Austen, Chogori ou Dapsang) est un sommet du massif du Karakoram ou Karakorum (coordonnées :  sur la frontière sino-pakistanaise (dans la région de l'Azad Cachemire). C'est le deuxième plus haut sommet du monde (après l'Everest) avec une altitude officielle de 8 611 m.
L'ascension du K2 est considérée comme bien plus difficile que celle de l'Everest. En juin 2000, seules 189 personnes l'avaient réalisée (contre 1 500 personnes ayant atteint le sommet de l'Everest à la même date). Soixante-dix personnes ont trouvé la mort sur ses pentes, dont treize pour la seule année 1986. Le 2 août 2008, onze alpinistes trouvèrent la mort, victimes d'une chute de sérac ayant emporté les cordes fixes au-dessous du sommet ; deux alpinistes néerlandais furent cependant sauvés.
Les pentes du K2 et le camp de base de la voie normale ont été nettoyés par une équipe de Mountain Wilderness en 1990, opération ayant mis en évidence la dégradation des sites les plus reculés de l'Himalaya par une trop importante fréquentation d'alpinistes en très grande majorité étrangers.

Fichier:K2-big.jpg

"Montagne Dangereuse"


3) La Panthère des Neiges: La Reine de l'himalaya

L'Once (Panthera uncia), aussi appelé Irbis, Panthère des neiges ou Léopard des neiges est une espèce de félin des hautes montagnes. On la rencontre dans les vallées isolées des montagnes d'Asie centrale, où elle monte jusqu'à 5 500 m.
L'once possède un pelage très long et épais, qui va du gris clair au gris-crème. Sur le dessous son pelage est blanchâtre tandis que la face dorsale est parsemée de taches foncées en formes d'anneaux (brisées ou non). L'once a de grosses pattes et des oreilles courtes et arrondies. Le poids d'une once adulte se situe entre 25 et 50 kg. Son corps mesure de 1 m à 1,30 m. Sa queue, longue de 90 cm à 1 m, l'aide à garder l'équilibre sur des corniches dangereuses.On connaît mal les mœurs de ces félins qui vivent reclus dans l'Himalaya. On sait que l'once est un animal très solitaire qui occupe un territoire immense. On dit qu'un couple d'onces habite une vallée entière. C'est un félin excessivement rare et difficile à observer dans la nature en raison de l'inaccessibilité de son habitat. Pour se nourrir, elle chasse bouquetins, thars, markhors et gazelles du Tibet. Elle s'attaque également à de plus petites proies telles que les marmottes, les lièvres et les pikas. Chaque jour, l'once parcourt de grandes distances pour rechercher ses proies et suit les déplacements saisonniers des troupeaux ruminants. Elle fait son gîte dans une anfractuosité de rocher et paraît demeurer fidèle à ses abris habituels.Contrairement au léopard, l'once a des mœurs plutôt diurnes et chasse à vue, comme le guépard ; cependant ses grands yeux sont si bien adaptés à une faible luminosité qu'elle peut chasser dans une quasi-obscurité. En dépit de sa grande taille et du fait que les zoologues rattachent l'once aux panthérinés, elle ronronne à la manière des petits félins, ce qui en fait une exception. Certains spécialistes sont d'avis que le guépard et l'once auraient une souche lointaine commune et seraient tous deux originaires d'Asie occidentale.

Fichier:Uncia uncia.jpg

Les femelles peuvent mettre au monde 2 à 4 petits par portée et parfois 6 mais cela est très rare et se produit uniquement en captivité et souvent seuls 1 ou 2 petits survivent, au bout d'une durée de gestation de 90 à 103 jours. Les petits naissent aveugles, ils ouvrent leurs yeux dès 7 à 9 jours. À la naissance, ils pèsent entre 300 et 700 g. L'once atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 1 à 2 ans. Elle peut vivre jusqu'à 12 ans en liberté et 20 ans en captivité
Grâce à ses pattes postérieures longues et musclées, l'once est le meilleur sauteur parmi les félidés. Elle peut sauter jusqu'à six à dix mètres. Elle chasse à l'affût puis se précipite d'un seul bond sur sa proie.
La panthère des neiges se trouve en Mongolie, ouest et sud de la Chine, Népal, Himalaya, Tibet, Afghanistan, Pakistan, extrême est de l'Asie centrale (ex-URSS), soit une superficie d'environ un million de kilomètres carrés.L'once vit dans les montagnes. Elle se tient généralement au-dessous de la limite des neiges éternelles. En été, entre 2 700 et 6 000 mètres. En hiver, elle descend localement jusqu'au-dessous des 1 000 mètres. Grâce à un large poitrail et à des poumons solides, elle n'est pas gênée par la raréfaction de l'oxygène.
La panthère des neiges fait partie des dix espèces les plus menacées, il n'en resterait plus que 3 000 individus survivant à l'état sauvage. Elle est encore chassée pour sa fourrure et parce qu'il lui arrive d'attaquer des animaux domestiques. Des associations de sauvegarde aident les bergers à construire des enclos protecteurs s'ils s'engagent à ne pas tuer les prédateurs. Cette espèce figure sur la liste des espèces de l'Annexe I du CITES.

http://www.roumazeilles.net/news/en/wordpress/wp-content/uploads/leopard2.jpg

"Bébés panthères des Neiges" (Ils sont trop mignons)


4) Tintin au TIbet:

En vacances à Vargèse, une station savoyarde imaginaire, Tintin apprend par le journal une catastrophe aérienne au Népal. Après cette nouvelle, Tintin fait un rêve où il voit son ami Tchang vivant, l'appelant au secours. Le lendemain, Tintin reçoit justement une lettre de Tchang, qui lui annonce sa prochaine visite. Il réalise que Tchang était dans l'avion, et, convaincu par son rêve, décide de partir à sa recherche, accompagné du capitaine Haddock...

http://kis90bd.free.fr/les_zamignoufs/pages/dvd/tintin/details/dvd_tintin_02_01.jpg

"Tintin et Milou"

C'est ainsi qu'avec l'aide de Tharkey, un sherpa népalais, ils retrouvent l'épave, mais point de traces de Tchang. Tintin trouve alors une grotte où son ami a gravé son nom, preuve qu'il est vivant. Après avoir été accueillis dans une lamaserie et assisté à la vision d'un lama du nom de Foudre Bénie, ils se rendent à l'endroit indiqué et retrouvent Tchang qui avait été recueilli par le yéti.


5) Le Yéti: Une légende du Tibet

Le yéti ou « abominable homme des neiges » est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises. Il est appelé migö (prononcer « migou ») au Tibet.
Le yéti serait un
primate velu, ayant un visage ressemblant à celui de l'homme. Sa taille se situerait entre 1,50 et 3,75 mètres. Selon certains témoins, la démarche bipède ressemblerait plus à celle d'un ursidé qu'à celle d'un primate. Ceci est en contradiction avec le fait que les traces supposées ont pu être suivies sur de très longues distances ; un ours ne peut en effet marcher debout que sur quelques mètres.

Pour la plupart des scientifiques, anthropologues ou sociologues, le yéti est une créature légendaire relevant de la mythologie des groupes himalayens. Les arguments contre l'existence réelle du yéti, comme de la plupart des autres cryptides, sont nombreux :

  • absence de fossile ou de cadavre d'individu susceptible d'être étudié scientifiquement,
  • impossibilité pour une population vivante de se maintenir au cours du temps avec moins de 200 à 500 individus (et donc de passer quasiment inaperçue, y compris pour des expéditions parties à sa recherche),
  • légèreté de la plupart des témoignages et des observations, d'autant que l'authenticité de certaines preuves a été contestée,
  • cohérence entre les descriptions et les mythes liés aux hommes sauvages qui semblent constituer un universel chez les sociétés humaines montagnardes.
 



Animaux menacés

22/09/2009 12:09 par antartica

  • Animaux menacés

    Animaux menacés

    22/09/2009 12:09 par antartica


La liste des animaux en danger:

1) Elasmobranchiis:

Coelacanthe
Esturgeon
Scléropages d'Asie
Les requins: le requin taupe bleu, requin taupe commun, le requin blanc, le requin pélérin, etc....13 espèces de requins sont menacés d'extinction...

2) Amphebiens:

Crapaud rouge de Madagascar

3) Reptiles:

Alligator de Chine
Boa constrictor
Chuckwalla (iguane)
Crocodile du Nil: Les effectifs totaux sont estimés de 250 000 à 500 000 individus.
Gavial du Gange
Python molurus: Il est considéré comme une espèce menacée.
Tortue Luth:danger critique d'extinction
Sphenodon (iguane)
Varan ou dragon du Komodo: Il y a entre 4000 et 5000 dragons de Komodo vivant à l'état sauvage.
Vipére d'Orsini:classée comme espèce en danger

4) Oiseaux:

Aigle des singes: l'effectif total de l'espèce est estimé à moins de 250 individus adultes.
Albatros à queue courte
Ara bleu
Atrichorne bruyant: En 1962, l'effectif total des atrichornes bruyants était estimé entre 40 et 45 individus. Des mesures de conservation ont permis un net accroissement de la population qui a atteint 400 oiseaux au milieu des années 1980. L'espèce a alors pu être réintroduite dans de nombreux sites, mais demeure menacée.
Autruche: elle figure sur la liste d'espèces menacées.
Coque de Roche
Courlis à bec grêle: La population mondiale du courlis à bec grêle est estimée à moins de 50 individus.
Etourneau de Bali: La population sauvage estimée à moins de 200 individus.
Fou d'Abbott
Frégate d'Andrews
Grue de Sibérie: Avec une population estimée à 3200 individus et en déclin très rapide, c'est la grue la plus menacée du monde et est considérée comme étant en danger critique d'extinction (CR) dans la nature.
Ibis chauve: sa population est estimée à 420 individus sauvages (2004).
Jabiru
Kagou
Kakapo:Espèce menacée
Mainate religieux
Manchot de Humbolt: La population actuelle est estimée entre 3300 et 12 000 individus.
Mouette relique
Mégapode
Méliphage cornu
Nandou de Darwin: Espèce très menacée.
Pélican frisé
Picatharte:menacé d'extinction.
Quetzal resplendissant
Râle Sylvestre:Sa population est estimée à 130 individus.
Tinamou solitaire
Vautour chaugoun: gravement menacé
Vautour indien

5) Mammiféres:

Antilocapra americana: Actuellement, on compte environ 500 000 individus au Canada et aux États-Unis.
Atèle (singe)
Aye-Aye: Elle est considérée comme vulnérable à l'extinction.
Baleine Boréale
Baleine grise
Baleine pygmée
Roqual
Bandicoot
Bonobo: il resterait aujourd'hui 10 000 bonobos.
Cachalot
Caracal
Cheval de Przewalki: il y avait fin 2007 environs 330 chevaux vivants en liberté en Mongolie : 200 dans le parc national de Hustai, 110 dans le Gobi, et plus de 20 à Khomiin Tal (Mongolie occidentale).
Chimpanzé: 12 000 en Afrique de l'Ouest, 80 000 en Afrique centrale, 13 000 en Afrique de l'Est.
Chinchilla
Cougar ou puma
Dugong: il en restes environ 70 000 dans le Nord de l’Australie et 6 000 dans le golfe Persique.
Entelle (singe):Elle est en liste des espèces menacées d'extinction.
Gibbon
Gorille:100 000 au Gabon et dans les pays limitrophes, 150 à 200 au Nigeria, 3 000 au Congo-Brazzaville, 650 entre au Rwanda, La population ougandaise, d'après les recensements, s'élevait à 300 individus en 1997, 320 en 2002 et 340 en 2007 dans le parc de Bwindi, et 720 gorilles de montagne dans le monde.
Guépard: espèce vulnérable. sa population varient de 10 000 à 15 000 en Afrique. En Asie, il n'en resterait environ que soixante à l'état sauvage.
Jaguarondi
Loutre des mers
Lamantin: population estimée en 2006: 3116 individus
Mandrill sphinx
Marsouin
Baleine à bosse: La population est passée d’un minimum de 20 000 individus au moratoire de 1986 à environ 35 000 aujourd’hui.
Once ou panthère des neiges: La panthère des neiges fait partie des dix espèces les plus menacées, il n'en resterait plus que 3 000 individus survivant à l'état sauvage.
Panda géant: Environ 600 pandas vivent encore en pleine nature.
Panthère nébuleuse
Petit panda: Il figure sur la liste rouge de l'UICN depuis 1960.
Sanglier nain: C'est une espèce très menacée, en danger critique de disparition.
Saimiri (petit singe)
Souris marsupiale
Tigres: Tigre de Sibérie, Tigre de Chine méridionale (300 à 800 individus en libertés), Tigre d'Indochine (espèce tres menacée), TIgre de Malaisie, Tigre de Sumatra (aujourd'hui on en compte plus que 400 à 500 individus.), Tigre du Bengale (Un des derniers recensements donne 150 à 200 au Népal et au Bhoutan, 150 au Bangladesh, 200 dans l'ouest du Myanmar. Le recensement de 2007 donne 1 411 tigres en Inde).
Vigogne: elle est estimée à 150 000 animaux en 2008.
Wombat

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Animaux disparus

20/09/2009 14:16 par antartica

  • Animaux disparus

    Animaux disparus

    20/09/2009 14:16 par antartica


La liste complète des animaux disparus (dates de disparition):

Les cétacés:

Dauphin de Chine (2008)

Les Marsupiaux:

Tigre de Tasmanie
Kangourou rat du désert (1936)
Lièvre Wallaby de l'Est (1890)
Wallaby de Grey (1939 en captivité)
Wallaby à queue cornée (1982)
Rat kangourou (1875)
Bandicoot à pieds de cochon (1907)
Bandicoot du désert (1943)
Petit bilbi (1950)

Megachiroptères:

Roussette de l'Ile Panay (chauve-souris): 1996
Chauve souris des Iles Santa Cruz, l'Archipel des Solomon (1907)
Roussette Okinawa
Renard volant (probablement éteint)
Petite roussette des Mascareignes (Etiente, Réunion et Maurice)
Roussette du Guam (1968)

Chiroptères:

Chauve souris endémique de Porto Rico (éteinte)
Chauve souris endémique du Japon (éteinte)
Chauve souris endémique de la  Nouvelle Zélande (éteinte)

Lagomorphes (Lapins/lièvres):

Pikas des Iles Tyrrhéniennes, endémique de Corse et de Sardaigne eteinte au 18éme siècle.
Lièvre de Majorque (éteint)

Rongeurs:

Lièvre rat à pieds blanc (éteint)
Rat d'Australie (1933)
Rat musqué de Ste Lucie (dernière spécimen meurt en captivité en 1852)
Souris sauteuse d'Australie (1850)
Souris sauteuse d'Australie également (1982)

Xénarthres:

Paresseux terrestre de Porto Rico (1500)

Proboscidiens:

Eléphant de Moyen Orient (étient vers 100 av.JC)
Eléphant de Chine (15éme siècle)
Eléphant de Sicile (étient vers 500 av. JC)

Périssodactyles (chevaux, anes et zébres):

Couagga, sous espéce de Zébre (1883)
Onagre de Syrie (sous espéce éteinte au début du 20éme siècle)
Ane sauvage Européen (Etient en Espagne au 15éme siècle)

10° Artiodactyles:

Hippopotame de Madagascar (éteint vers le 10éme siècle)
Potamochère d'Afrique du Sud (1900)
Cerf de Thailande (2006)
Elan du Caucasse (éteint au début du 19éme siècle)
Bubale Nord Africain (étiente)
Gazelle d'Afrique (1894)
Hippotragus bleu (boivdé disparu vers le 18éme siècle)
Cobe de Lechwe (1994)
Bouquetin d'Espagne (1999/2000)
Auroch (1627)

11° Siréniens:

Vache de mer (sorte de lamantin ou dugong), éteinte au 18éme siècle

12° Carnivores:

Loup du Japon (1889)
Loup des Falkland (étient au 19éme siècle)
Ours d'Atlas (1844)
Grizzly méxicain (1960)
Raton laveur de Barbade (étient)
Serval Sud Africain (éteint)
Serval Nord Africain (éteint)
Lion du Cap (éteint)
Lion de l'Atlas (1922)
Tigre de Bali (éteint)
Tigre de Java (éteint)
Tigre de Caspienne (éteint)

13° Phoques et Otaries:

Phoque des Caraibes (éteint)
Otarie du japon (éteint)

14° Tortues:

Tortue de la Réunion (éteinte au 18éme siècle)
Tortue géante de la Réunion (éteinte au 18éme siècle)
Tortue géante de l'Iile Rodrigue (1800)

15° Lézards:

Gecko de l'Ile Maurice ou Rodrigue  (1994)

16° Serpents:

Boa de Maurice (1975)

17° Amphibiens:

Grenouille endémique du Méxique (1985)
Grenouille plate à incubation gastrique (2001)
Grenouille d'Australie (2001)

18° Lépidoptéres:

Vanesse de l'Obetie (1993)
Salamide d'Augustine (1929)


19 Les Oiseaux:

A)  Les Ansériformes:

L' Ouette de la Réunion (endémique de l'Ile), éteinte en 1700
L'Ouette de Maurice (endémique de l'ile), éteinte en 1698
Canard de l'ile d'Amsterdam (étiente début 18éme siècle)
Canard de Maurice (endémique de l'ile), éteint en 1710
Fuligule de Madagascar, probablement éteint
Eider du Labrador (1875 ou 1878)
Tadorne de la Réunion (1700)
Harle austral (éteinte)
Nette à cou rose (en danger critique d'extinction)
Tadorne de Corée (éteint)

B) Caprimulgiformes:

Engoulevent de la Jamaique (probablement disparu)

C) Charadriiformes:

Courlis esquimau (étient entre le 19éme et le 20éme siècle)
Chevalier à ailes blanches (eteint fin du 18éme siècle)
Vanneau hirondelle (en danger critique d'extinction)
Grand Pinguouin (1844)

D) Ciconiiformes:

Bihoreau de la Réunion (1672)
Bihoreau de Maurice (1700)
Bihoreau de Rodrigues (1761)
Ibis de la Réunion (1750)

E) Columbiformes:

Founingo Hollandais (éteint au 19éme siècle)
Founingo de Rodrigues (éteint au début du 18éme siècle)
Pigeon endémique de la Réunion (éteint au début du 18éme siècle)
Pigeon endémique du Japon (1889)
Tourte voyageuse ou pigeon migrateur ou encore colombe voyageuse (éteinte en captivité en 1914)
Microgoura de Choiseul (éteint)
Solitaire de Rodrigue (1730)
Le Dodo ou Dronte, endémique de l'ile Maurice, disparu à la fin du 17éme siècle (1681)

F) Coraciiformes:

Martin chasseur de Miyaco (étient au 18éme siècle)

G) Cuculiformes:

Coua de Delalande (étient)

H) Falconiformes:

Argentavis avait une envergure de 7m ce qui en fait l'oiseau le plus grand de tout le temps. Il disparu au Miocène vers 10 million d'années. Il vivait en Amérique du Sud.
Aigle géant de Haast (1400)
Caracara endémique de Guadalupe disparu en 1903

I) Calliformes:

Ophrysie de l'Himalaya probablement disparu

J) Gruiformes:

Poule rouge endémique de l'ile Maurice disparue en 1700
Râle de Rodrigue (1761)
Foulque des Mascareignes (1693)
Râle des Chatham (étient au 19éme siècle)
Râle tévéa (éteint)
Talève de Lord Howe (1834)
Marouette de Kusaie (éteint)
Marouette d'Hawaii (1893)

K) Passériformes:

Stourne de Kusaie (1880)
Stourne mystérieux (1825)
Mégalure des Chatham (1900)
Méliphage kioéa (1859)
Roselin des Bonin (1828)
Psittiroste à gros bec (éteint)
Ciridopse d'Anna (éteint)
Drépanide noir (1907)
Drépanide mano (éteint)
Etourneau de Bourbon (1870)
Grand Amakihi (1901)
Huia (1900)
Po-o-uli masqué ( probablement disparu)
Moho d'Oahu (1837)
Moho de Bishop (probablement disparu 1981)
Moho d'Hawai (1934)
Psittirostre à gros bec (éteint)
Quiscale de Mexico (1910)
Petit psittirostre (éteint)
Psittirostre de Palmer (1900)
Merle du grand Caiman ou Turdus ravidus (éteint)
Piopio de Nouvelle Zélande (1963)
Paruline de Bachman (danger critique d'extinction)
Xénique des Buissons (1972)
Xénique de Stephens (1894)
Grive de Bonin (éteinte)

L) Pelecaniformes:

Cormoran de Pallas (éteint)

M) Piciformes:

Pic Impérial (probablement éteint)
Pic à bec d'Ivoire (probablement éteint)

N) Podicipediformes:

Grèbe des Andes (probablement éteint)
Grèbe du lac Atitlan (danger critique d'extinction)
Grèbe roussâtre (probablement éteint)

O) Psittacidaes:

Ara glauque (probablement éteint)
Ara tricolore (1885)
Conure à tête jaune (1918)
Perruche de Raiatea (1773)
Perruche de Tahiti (1884)
Mascarin endémique de l'Ile Maurice (1675)
Mascarin de la Réunion (1771)
Perroquet de Rodrigues (1763)
Nestor de Norfolk (1851)
Perruche de Paradis (1927)
Perruche de Newton (1875)
Perruche des Seychelles (1883)

P) Strigiformes:

Chevêche de Rodrigues (1730)
HIbou de Gruchet (éteint au 17éme siècle à la Réunion)
Petit Duc de Commerson (éteint en 1837 ou en 1859 (sources incertaines), à Maurice)
Chouette à joues blanches (éteinte en 1960, en Nouvelle Zélande)

Q) Struthioniformes:

L' Oiseau éléphant pouvait faire jusqu'à 500 kilos et vivait exclusivement à Madagascar. Il disparu probablement en l'an 1000 ou peut être seulement au 17éme ou 18éme siècle.
Le Moa vivait il y a environ 400 ans en Nouvelle Zélande. Il pouvait faire jusqu'à 3m70 de haut.
Emeu noir (étient, Australie 1850)
Emeu de Baudin (Australie, 1827)

R) Trochiliformes:

Emeraude de Brace (1900)
Emeraude de Gould (1900)

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L'Absinthe

07/09/2009 10:04 par antartica

  • L'Absinthe

    L'Absinthe

    07/09/2009 10:04 par antartica

L'absinthe (Artemisia absinthium L.) aussi nommée grande absinthe en opposition avec la petite absinthe (Artemisia Pontica) est une plante de la famille des Astéracées. Cet article ne traitant que cette plante, se référer à Spiritueux aux plantes d'absinthe pour la liqueur.
Noms communs : absin, aluyne, aloïne, armoise, herbe sainte, herbe aux vers, menu alvine.
Plante vivace, herbacée, pouvant mesurer jusqu'à 1 mètre. Plante recouverte de poils soyeux blancs argentés et de nombreuses glandes oléifères. La tige est de couleur vert argent, droite, cannelée, ramifiée et très feuillée.
Les feuilles sont alternes, gris verdâtre sur le dessus et presque blanches et soyeuses sur le dessous. Les feuilles basiliaires mesurent jusqu'à 25 centimètres de long et sont longuement pétiolées. Les feuilles caulinaires sont brièvement pétiolées, moins divisées. Les feuilles au sommet peuvent même être simples et sessiles (sans pétiole). La floraison a lieu de juillet à septembre. Les fleurs sont jaunes, tubulaires, réunies en capitules (Composée) globuleux, penchés, à leur tour réunis en panicules feuillés et ramifiés.
La plante possède un rhizome dur.

http://www.nfghomebrew.com/catalog/images/product/greendevil_absinthe_standard.jpg

Originaire des régions continentales à climat tempéré d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. Naturalisée par ailleurs. Elle y pousse sur les terrains incultes et arides, sur les pentes rocheuses, au bord des chemins et des champs.
Peut facilement être cultivée dans un terrain sec et pauvre. À mettre en exposition chaude sur sols fertiles, et semi-lourds. Elle préfère les sols calcaires et riches en azote. Se reproduit par éclat des vieux pieds à l'automne ou au printemps, éventuellement par semis en mars avril.
Utilisée comme vermifuge, dans les maladies de l'estomac, pour provoquer les règles, dans le combat contre la paresse, contre le mal de mer et ses nausées, cette plante peut être utilisée en infusion avec du vin, de la bière en poudre ainsi qu'en décoction. En usage externe, on recourt à un cataplasme chaud, mais également à la décoction.

  • L'absinthe était la plante d'Artémis, déesse grecque responsable des morts violentes. Dans l'Antiquité gréco-romaine, on l'utilisa en infusion comme antidote du poison (ciguë) ou pour ses vertus abortives. Au XVIIe siècle, l'absinthe servait d'insecticide.
  • L'absinthe est surtout connue pour avoir été l'ingrédient de base d'une boisson populaire au XIXe siècle. Rimbaud et Verlaine étaient des buveurs d'absinthe. Interdite dans de nombreux pays depuis le début du XXe siècle, elle est de nouveau autorisée dans certains pays depuis quelques années.
  • Vin d'absinthe
  • En Afrique du Nord, où elles sont appelées chiba (et non pas chih (artemisia herba-alba) qui est une autre plante qui pousse surtout dans les plaines désertique de la région orientale marocaine et est utilisable en médecine populaire en infusion ou en décoction pour traiter les spasmes abdominaux), les feuilles d'absinthe sont parfois ajoutées au thé à la menthe classique (en petite quantité, le goût étant très fort) soit pour leur goût particulier et très apprécié, soit pour pallier la rareté de la menthe en hiver, soit tout simplement pour réchauffer le corps.
  • En bouquet sec, l'absinthe éloigne les insectes.

http://melissamccart.files.wordpress.com/2007/07/absinthe1.jpg

Utilisation:
  • Préparation :
    • Séchage rapide à l'ombre, ou par chaleur artificielle, au four de 35° à 40 °C au maximum ou au micro-onde.
    • Infusion : mettre 5 gr de sommités fleuries séchées par litre d'eau bouillante, prendre une petite tasse 2 à 3 fois par jour.
    • Macération : on peut obtenir du vin ou de la liqueur. Pour le ratafia il faut laisser macérer 15 jours dans 1 litre d'eau de vie à 60° le mélange de 40gr de feuilles d'absinthe, 20 gr de baie de genièvre, 5 gr de cannelle et 1 gr de tige fraîche d'angélique. Après avoir filtré on ajoute le mélange de 1/3 l d'eau 15 gr d'eau de fleur d'oranger et 250 gr de sucre
    • Poudre : L'herbe ainsi employée peut servir de vermifuge : la dose pour une potion est alors de 2 à 3 grammes.
    • Teinture (également vendue en pharmacie) : 10 à 30 gouttes dans 100 ml d'eau, prendre 2 à 3 fois par jour, 3 minutes avant le repas (comme tonique) ; 20 à 60 gouttes 3 fois par jour dans 50 ml d'eau (pour la bile).
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e2/Absinthe-glass.jpg
  • Précautions d'emploi :
    • La plante possède des substances actives dangereuses.
    • L'utilisation de la drogue doit être limitée.
    • Ne pas administrer aux femmes enceintes.
Indiquée en cas d'insuffisance de suc gastrique, active la circulation sanguine dans les régions du bassin (emménagogue), l'excrétion biliaire, et agit comme désinfectant.



Les spiritueux aux plantes d'absinthe sont un ensemble de spiritueux, couramment appelés simplement « absinthe », « fée verte » ou encore « la bleue.L'origine précise de l'absinthe est incertaine. En Égypte ancienne, l'usage médical d'extraits d'absinthe est mentionné dans le Papyrus Ebers (entre -1500 et -1600). Pythagore et Hippocrate (460-377 av. J.-C.) parlent d'alcool d'absinthe et de son action sur la santé, son effet aphrodisiaque et sa stimulation de la création. Les Grecs anciens consommaient également du vin aux extraits d'absinthe, absinthites oinos
Ce n'est que vers la fin du XVIIIe siècle que l'on retrouve la première trace attestée d'absinthe distillée contenant de l'anis vert et du fenouil. La légende veut que ce soit le docteur Pierre Ordinaire qui ait inventé la recette vers 1792. Les travaux de Marie-Claude Delahaye et de Benoît Noël ont montré qu'il n'en était rien et que cette recette était celle d'une rebouteuse suisse : Henriette Henriod pour M.C. Delahaye ou Suzanne-Marguerite Henriod pour B. Noël. Celle-ci avait mis au point la première recette d'absinthe, qui était un breuvage médicinal. Cette question ne semble toutefois pas définitivement tranchée.Quoi qu'il en soit Daniel Henri Dubied acquiert la recette auprès de la mère Henriod en 1797et ouvre, avec son gendre Henri Louis Pernod, la première distillerie d'absinthe à Couvet
en Suisse. On trouve dans le livre de raison de ce dernier la première recette d'absinthe apéritive, datée de 1797. Ils fondent en 1798 la première distillerie, la maison Dubied Père & Fils. En 1805, Henri Louis Pernod prend ses distances avec son beau-père et monte sa propre distillerie à Pontarlier : Pernod Fils qui deviendra la première marque de spiritueux français.Pendant une trentaine d'années l'absinthe reste une boisson régionale essentiellement consommée dans la région de Pontarlier. En 1830, les soldats français colonisent l'Algérie et les officiers leur recommandent de diluer quelques gouttes d'absinthe dans l'eau pour faire passer les désagréments de la dysenterie. Les soldats, à leur retour en France, popularisent cette boisson à travers tout le pays.
Relativement chère au début des années 1850, elle est surtout consommée par la bourgeoisie. Puis, sa popularité ne cesse de grandir puisqu'en 1870, début de la guerre franco-prussienne, l'absinthe représente 90% des apéritifs consommés en France. La production d'absinthe augmente, entraînant une diminution des prix et une popularité grandissante.




La période de 1880 à 1914, début de la première guerre mondiale, marque une explosion de la production et une chute drastique des prix. La production française passe de 700 000 litres en 1874 à 36 000 000 de litres en 1910. Des absinthes de mauvaise qualité, surnommées "sulfates de zinc" en raison de la coloration obtenue grâce à ce composé chimique, prolifèrent . Un verre d'absinthe est alors moins cher qu'un verre de vin.Le 11 août 1901, l'usine Pernod à Pontarlier prend feu et un employé de l'usine prend l'initiative de vider les cuves d'absinthe dans le Doubs, afin d'éviter qu'elles n'explosent. On raconte que les soldats en garnison à Pontarlier remplissaient leur casque de ce breuvage. Le lendemain, on en retrouvait des traces, à la source de la Loue. Cet incendie a permis de découvrir l'origine de la rivière de la Loue, tout en constituant la première coloration de l'histoire de l'hydrologie.
http://innomineveritas.free.fr/Fontaine%20%E0%20absinthe.jpg


Cette fée verte connut un vif succès au XIXe siècle, mais elle fut accusée de provoquer de graves intoxications (contenant entre autres du méthanol, un alcool neurotoxique) , décrites notamment par Émile Zola dans L'Assommoir et ayant sans doute provoqué la folie de certains artistes de l'époque (Baudelaire, Van Gogh...)[réf. nécessaire]. Elle est également connue pour son effet abortion.
Dès 1875, les ligues antialcooliques, les syndicats, l'Église catholique, les médecins, la presse, se mobilisent contre « l'absinthe qui rend fou ». En 1906, la ligue nationale française antialcoolique recueille 400 000 signatures dans une pétition. En 1907, une grande manifestation a lieu à Paris rassemblant les viticulteurs et les ligues anti-alcooliques. Leur mot d'ordre : « Tous pour le vin, contre l'absinthe ». En 1908, le groupe antialcoolique qui s'est constitué au Sénat veut faire voter trois mesures :
  1. interdiction de l'absinthe
  2. limitation du nombre des débits de boissons
  3. suppression du privilège des bouilleurs de cru

Ceci conduisit à son interdiction dans de nombreux pays, (en France à partir du 16 mars 1915, en Suisse du 7 octobre 1910 au 1er mars 2005) car les ligues de vertus disaient d'elle « qu'elle rend fou et criminel, fait de l'homme une bête et menace l'avenir de notre temps ».
En réalité, il est clairement dit dans le projet d'interdiction de l'absinthe en France que la boisson est interdite pour lutter contre l'alcoolisme. Extrait : « À diverses reprises, l'Académie de médecine a signalé le grand intérêt que présente, au point de vue de la santé publique et de l'avenir même de la race, l'organisation en France d'une lutte active contre l'alcoolisme. De son côté, l'Académie des sciences a, au cours d'une de ses récentes séances, apporté à ces vues l'appui de sa haute autorité en émettant un vœu pressant en faveur de l'adoption prochaine de diverses mesures propres à enrayer le fléau. Il a paru au gouvernement que le moment était venu d'entrer résolument dans la voie qui lui était ainsi tracée et qu'il convenait notamment de réaliser, dès à présent, une des mesures qui de tout temps ont été considérées, à juste titre, comme pouvant le plus aisément contribuer pour une large part à la restriction du mal : mettre un terme à toute consommation de l'absinthe et des liqueurs similaires. »
Après l'interdiction, les anciennes marques d'absinthes se reconvertissent dans des anisés sans sucre qui se préparent comme l'absinthe. En 1932, Paul Ricard invente le Pastis qui est le premier anisé à connaître un succès presque équivalent à celui de l'absinthe.
Le 2 novembre 1988, un décret, signé par Michel Rocard, autorise et règlemente la présence de thuyone (principale molécule de l'huile essentielle d'absinthe, présente dans la grande et la petite absinthe) dans les boissons et l'alimentation, ce qui permet techniquement de produire à nouveau de l'absinthe en France. En 1999, la première absinthe française depuis 1915 est produite : la Versinthe verte, qui contient de la grande absinthe. Son apparition et son étiquetage (absinthe) met en évidence un hiatus entre le décret européen de 1988 et l'interdiction de l'absinthe en France de 1915 toujours en vigueur. Plutôt que d'abolir cette loi, le gouvernement pare au plus pressé en votant un aménagement du décret et en attribuant une nouvelle appellation légale à l'absinthe : « spiritueux aromatisé à la plante d'absinthe » et en complétant la règlementation européenne (35 mg/l de thuyone maximum) d'un taux de fenchone et de pinocamphone à ne pas dépasser (respectivement 5 mg/l et 10 mg/l). Depuis le 1er mars 2005, la distillation de l'absinthe est à nouveau autorisée en Suisse, afin de pouvoir demander une AOC et ainsi protéger l'appellation (à condition, entre autres, que la teneur en thuyone ne dépasse pas 35 mg/l).
La liqueur d'absinthe, comme autrefois, titre entre 45° et 80°. Elle est produite notamment dans les distilleries de Fougerolles en Haute-Saône, à Pontarlier dans le Doubs, ville dont elle fit la richesse jusqu'à l'interdiction de 1915, et à Saumur par la distillerie Combier. On trouve aussi deux distilleries en Provence. Elle est notamment de nouveau fabriquée au Val-de-Travers (région de Suisse romande) berceau de l'absinthe, dans plus d'une douzaine de distilleries.
La préparation de l'absinthe est qualifiée de rituel en raison des nombreux accessoires spécifiques nécessaire à son élaboration ainsi qu'à son aspect codifié.
L'absinthe pure est tout d'abord versée dans un verre spécifique sur lequel on place une cuillère à absinthe. On place ensuite un demi-sucre ou un sucre sur la cuillère sur lequel on verse de l'eau glacée au goutte à goutte. Comme le pastis, l'absinthe se dilue dans trois à cinq fois son volume d'eau. La manière de préparer l'absinthe joue un rôle capital dans son goût final en permettant aux arômes de plantes de se libérer et de prendre de l'ampleur face aux autres arômes.
Durant ce processus, les ingrédients non solubles dans l'eau (principalement ceux de l'anis vert ou étoilé, ainsi que le fenouil) forment des émulsions ; ce qui trouble l'absinthe.
Avec l'accroissement de la popularité de la boisson au XIXe siècle, l'usage de la fontaine à absinthe se répandit. Cette fontaine particulière permet de verser l'eau au goutte à goutte sans avoir à le faire à la carafe, ainsi que de servir un grand nombre de verres à la fois.Traditionnellement, le sucre ne se brûle pas. Ce n'est qu'en 1990 dans les discothèques tchèques qu'un rituel où le sucre est brûlé est apparu, probablement pour attirer l'attention des clients sur cet apéritif
Depuis le 1er mars 2005, il est possible de distiller de l'absinthe en Suisse tout à fait légalement, soit chez un distillateur « à façon » — il en existe 400 en Suisse —, soit en demandant une concession à la Régie fédérale des alcools, à Berne. Pour l'obtenir, il faut au moins distiller 500 litres d'alcool à 100% en volume (par année), soit près de 950 litres d'absinthe à 53% vol. La concession n'est pas facilement accordée, à moins d'entrer dans une coopérative de distillateurs qui louent ensemble un local pour y installer leurs alambics. Les périodes de distillation sont annoncées à l'inspecteur régional de la Régie fédérale des alcools qui déplombe l'alambic et replace une cordelette avec un plomb quand la distillation est terminée.Les achats d'alcool sont soumis à une taxe : environ 29 francs suisses (20 € environ) par litre d'alcool à 100% en volume. Le distillateur « à façon » doit remplir une « déclaration de distillation » dans laquelle il indique la quantité des matières première (alcool), la quantité des spiritueux produits (absinthe), et la quantité des flegmes (produits de tête et de queue de distillation).
En Suisse, la personne qui distille et qui veut vendre son produit est soumise à l'auto-contrôle. Elle doit faire déterminer par un laboratoire spécialisé (Laboratoire cantonal à Neuchâtel), le taux de thuyone, de fenchone et le % en volume. L'analyse coûte 350 francs suisses (220 euros environ).
À cela, il faut ajouter une patente cantonale pour la vente du produit, qui coûte une centaine de francs, plus 2% du chiffre d'affaire présumé. Pour vendre dans toute la Suisse, il faut débourser plus de 500 francs suisses (environ 320 euros), si les quantités vendues hors du canton de production dépassent les 400 litres par année.

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La thuyone est un excitant. Une absinthe légale avec 20-25 mg de thuyone est déjà considérée excitante si l'on dépasse les usages prescrits pour un apéritif au Val-de-Travers, à savoir une ou deux absinthes bien tassées avec de l'eau glacée, et ensuite une « rincette », c'est-à-dire une absinthe légère avec beaucoup d'eau. Le nom de "Rincette" fut utilisé par la distillerie Kübler, de Môtiers/Val-de-Travers/Suisse, pour distiller une boisson apparentée à l'absinthe, du temps où celle-ci était encore interdite (avant le 1er mars 2005 en Suisse). La "Rincette" est encore distillée de nos jours, elle titre à 45 % vol.
Les études contemporaines pour déterminer les effets de la thuyone sur le comportement (et aussi celles de la Rutgers University) montrent qu'il faudrait ingérer plusieurs litres d'absinthe pour parvenir à une dose toxique de thuyone. Les effets seraient alors bien sûr masqués par les effets toxiques de l'alcool seul, ainsi que du méthanol, neurotoxique.
Il est également probable que les effets ressentis par certaines personnes soient dus à d'autres composants que la thuyone seule.
La France limite la fenchone (principale molécule de l'huile essentielle du fenouil) dont le taux ne doit pas dépasser 5 mg/l, tandis que le taux de fenchone n'est pas limité en Suisse.
Certaines absinthes du Val-de-Travers, dites « suisses » au XIXe siècle, ne peuvent pas être vendues en France pour cette raison : les graines de fenouil suisse contiennent beaucoup plus de fenchone que le fenouil du sud de la France, avec lesquelles sont produites les absinthes françaises.

La Gentiane jaune

07/09/2009 09:32 par antartica

  • La Gentiane jaune

    La Gentiane jaune

    07/09/2009 09:32 par antartica

La gentiane jaune (Gentiana lutea) encore appelée grande gentiane est une plante de la famille des Gentianacées.
La gentiane jaune est aussi appelée gentiane officinale, jouvansanne, quinquina d'Europe, quinquina des pauvres, lève-toi-et-marche, jansonna et quinquina indigène.Grande herbe robuste et vivace, elle peut vivre 50 ans et met 10 ans pour fleurir la première fois. Les feuilles sont opposées et nervurées. Elles sont pétiolées à la base et sessiles embrassantes sur la tige. Les grandes fleurs jaunes sont serrées à la base des feuilles supérieures. La corolle est divisée en 5 à 9 lobes presque jusqu'à la base.Elle est parfois confondue avec le vératre blanc ou hellébore dont les fleurs sont blanches et les feuilles alternées alors que celles de la gentiane sont jaunes et face à face.Le rhizome et les racines sont utilisés en phytothérapie comme le laissent supposer ses nombreux noms vernaculaires. Mais la gentiane est surtout utilisée dans des apéritifs comme la liqueur de gentiane ou l'alcool de gentiane (Suze, Salers, Avèze, etc.), Bière de Fleurac, et le Picon, auxquels elle apporte son amertume.
Il faut attendre sept à dix ans avant de pouvoir les récolter. La récolte est réalisée essentiellement dans le Massif Central par les Gençanaïres . À l'aide d'une fourche spéciale appelée « fourche du diable », ils peuvent extraire plus de 200 kg de racines par jour. C'est un travail pénible qui s'effectue de mai à octobre.Ce sont près de 1 000 à 1 500 tonnes qui sont utilisées chaque année pour satisfaire les besoins de l'artisanat et l'industrie. En volume, la gentiane est une des trois premières plantes médicinales et aromatiques utilisées en France et ses applications sont nombreuses (pharmacie et médecine humaine et vétérinaire, boissons et spiritueux, cosmétique, fabrication d'arômes et d'extraits, gastronomie…)

La gentiane jaune est utilisée :

Dans les Pyrénées, elle s'hybride avec la gentiane de Burser (endémique) pour former la gentiane de Marcailhou. Dans les Alpes, d'autres hybrides sont observés également avec la gentiane pourpre, la gentiane ponctuée et la gentiane de Hongrie.
Une association européenne, le Cercle Européen d'Etude des Gentianacées, regroupe l'ensemble des professionnels et des particuliers autour de la filière gentiane en France. Il existe également une revue éditée par cette association
 

Liqueur de gentiane:

La liqueur de gentiane est une boisson apéritive amère et alcoolisée fabriquée par macération et distillation de racines de gentiane jaune d'Auvergne (gentiana lutea) qui lui confèrent son amertume bien spécifique. On retrouve cette plante en importantes quantités dans les (monts du Cantal), entre le Puy Mary le Plomb du Cantal.Cette boisson semble avoir été inventé vers 1885 par Ambroise Labounoux et commercialisée comme apéritif par la Distillerie de la Salers. Elle répondait à la forte demande de quinquina, boisson amère à base de quinine, souvent bue avec une eau gazeuse, qui était très en vogue à cette époque, d'abord dans les colonies où les fièvres obligeaient à prendre un fébrifuge, puis dans les stations climatiques et thermales, nombreuse en Auvergne.
Les liqueurs à 16 % et à 20 % sont habituellement consommées à l'apéritif . Elles se boivent pures sur glace, ou additionnées de crême de Cassis, de sirop de Violette, de jus d'orange et servent également pour apporter la note d'amertume "Bitter" dans de nombreux cocktails.
La Salers à 25 % est plus élaborée. L'assemblage final, dans lequel on retrouve des notes d'agrumes, de fruits rouges, de cacao, est moins amer. Il est donc le moyen d'aborder plus facilement l'amertume de la Gentiane. Il sera par exemple plus volontiers consommée sur glace après le repas.La liqueur de gentiane sert aussi à composer d'autres apéritifs amers comme le Picon, la Suze, Byrrh, Dubonnet, Pikina, Saint-Raphaël, etc. Actuellement, elle sert aussi comme ingrédient pour la "Martiane" (bière à la gentiane) ou dans la confection de certains plats culinaires comme la "roulade de veau à la gentiane.

Gentiane Avèze:

Avec une formule mise au point en 1929 par un négociant riomois, Émile Refouvelet, elle a d'abord été commercialisée sous la marque Auvergne Avèze avec comme logo la bannière d'Auvergne dont elle a popularisé le dessin. Toujours produite à Riom-ès-Montagnes, elle bénéficie du label des "produits du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne".

http://www.athle.com/upload/ssites/001078/images/gastronomie/liqueur_aveze_gentiane.jpg

Gentiane Couderc:

Créée en 1908 et produite à Aurillac, l'apéritif Couderc gentiane de Louis Couderc a obtenu le label produit de montagne.

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La Fourche du Diable:

Cette fouche d'origine jurassienne est aussi une liqueur de racines de gentiane d'Auvergne, elle est fabriquée par Desprat vins.
La fourche du diable

Gentiane Salers:

L'appellation figurant sur les étiquettes est « Salers Gentiane », mais la désignation courante est « la Salers ».
La distillerie est située à Montaignac-Saint-Hippolyte (Corrèze). Son « produit phare » est la Gentiane Salers, dont l'ingrédient de base est la racine de gentiane. C'est dans les montagnes autour du village de Salers que la famille Labounoux s'approvisonnait, et c'est la raison pour laquelle cet apéritif a été baptisé Salers. Les racines utilisées aujourd'hui proviennent toujours d'Auvergne.

La Salers existe en trois titrages d'alcool :

  • « bouchon jaune », à 16 % de volume d'alcool,
  • « bouchon rouge », à 20 % de volume d'alcool,
  • « bouchon vert », à 25 % de volume d'alcool.

La Distillerie de la Salers, fait maintenant partie du groupe familial Pagès-Védrenne dont le siège est au Puy-en-Velay.

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Gentiane Suze:

Apéritif à la gentiane, titrant 35 à 37° et mis au point en 1885 par Félix Lebaupin, le chef du laboratoire que possédait Fernand Moureaux, propriétaire de la distillerie Rousseau & Laurent à Maisons-Alfort. Au cœur de la recette, tenue aujourd’hui toujours secrète, la gentiane ou “Reine d’or des neiges” qui pousse dans les montagnes d'Auvergne et du Jura Son nom, ce sera Suze, nom facile à prononcer et à retenir choisi par le même Henri Porte en 1898, diminutif de Suzanne Jaspart, la belle-sœur de Fernand Moureaux qui s’en faisait servir quand elle jouait sur les courts de tennis de Saint-Maur. “Comme d’habitude, servez une gentiane pour Suze” avait alors coutume de proposer au moment de l’apéritif Fernand Moureaux. L'affiche de lancement fut commandée à Benjamin Rabier,
Cette marque, commercialisée d'abord sous l'appellation Gentiane Suze, et à partir de 1922 simplement Suze, a suscité une incroyable collection d'affiches et de documents publicitaires.

La Liqueur de Chartreuse

06/09/2009 21:04 par antartica

  • La Liqueur de Chartreuse

    La Liqueur de Chartreuse

    06/09/2009 21:04 par antartica

La chartreuse est une liqueur fabriquée par les moines chartreux dans les caves de Voiron en Isère, en bordure du Massif de la Chartreuse.


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Le Monastère de la Grande Chartreuse

Le Monastère de la Grande-Chartreuse a été détruit par le feu et reconstruit 11 fois depuis sa fondation en 1084.

Les Bâtiments actuels datent de 1676.


Selon la tradition, la chartreuse naît en 1605, quand les moines de la Chartreuse de Vauvert à Paris (à l'emplacement de l'actuel Jardin du Luxembourg) reçoivent du maréchal d'Estrées un mystérieux manuscrit avec la formule d'un Élixir de Longue Vie.
Trop complexe, la recette n'est pas exploitée immédiatement, mais fait cependant l'objet de travaux menés par l'apothicaire de la Grande-Chartreuse, frère Jérôme Maubec. En 1737, le monastère de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, produit l'élixir dans sa pharmacie et commence à en faire commerce. Sa commercialisation se fait par un frère à dos de mulet et reste donc limitée aux proches villes de Grenoble et Chambéry, où il devient populaire. Cet élixir est toujours commercialisé de nos jours, sous le nom d'Élixir Végétal de la Grande Chartreuse.

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Elixir végétal de Chartreuse


À partir de l'élixir, les chartreux développent rapidement un digestif au goût original. Mais il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte, élaborée à partir de la recette originale, soit commercialisée sous le nom de liqueur de santé.
Poursuivis pendant la Révolution française, les moines sont dispersés en 1793. La distillation de la chartreuse s'interrompt alors, mais les chartreux réussissent à conserver la recette secrète : le manuscrit est emporté par un des pères et une copie est conservée par le moine autorisé à garder le monastère ; lors de son incarcération à Bordeaux, ce dernier remet sa copie à un confrère qui finit par la céder à un pharmacien de Grenoble, un certain Liotard. Afin de faire usage de la recette, ce dernier la soumet en 1810 au ministère de l'Intérieur de Napoléon Ier, lequel la lui renvoie avec la mention « refusé ». À la mort de Liotard, les documents reviennent au monastère de la Grande-Chartreuse, que les moines ont réintégré en 1816, et la distillation reprend.
La chartreuse jaune, développée comme une version plus douce de la liqueur, est commercialisée pour la première fois en 1838. En 1860, une distillerie est bâtie à Fourvoirie, sur la commune de Saint-Laurent-du-Pont, afin de produire les chartreuses verte et jaune. Une Chartreuse Blanche est également proposée pendant un temps (43 ° de 1860 à 1880, puis 37 ° de 1886 à 1900).

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"La Chartreuse Jaune"


De nouveau expulsés de France en 1903, les chartreux emportent avec eux la recette de la liqueur et installent leur nouvelle distillerie à Tarragone, en Espagne, où ils se sont implantés. La distillerie de chartreuse est construite dans la partie basse de la ville, sur la Plaça dels Infants, près du port et de la gare. Ils commercialisent leur liqueur sous le même nom, avec une étiquette identique, en ajoutant cependant la mention « liqueur fabriquée à Tarragone par les pères chartreux ». Leur liqueur se fait connaître en France sous le surnom de Tarragone.


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Chartreuse la 9éme centenaire


Les biens français des chartreux sont confisqués par le gouvernement, lequel essaie de remettre en route la distillerie de Fourvoirie. Les liquoristes de la Compagnie Fermière de la Grande-Chartreuse sont chargés d'exploiter le nom « Chartreuse ». Malgré plusieurs tentatives, la recette ne parvient jamais à être imitée et l'entreprise se solde par un désastre financier. Dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont rachetées pour un prix dérisoire par des hommes d'affaires de la région de Voiron, lesquels les envoient en cadeau aux moines de Tarragone. Ceci leur permet de récupérer le nom commercial en France en 1929. Cependant, les chartreux ont réinstallé dès 1921, avec l'accord tacite du gouvernement, une distillerie à Marseille, où ils produisent leur liqueur sous le nom de Tarragone.
Un glissement de terrain détruit la distillerie de Fourvoirie dans la nuit du 4 au 5 décembre 1935. Les caves n’ont que peu souffert et la liqueur qui vieillissait dans les foudres a pu être récupérée. Malgré la loi d'expulsion contre les moines, le gouvernement français affecte des ingénieurs de l'armée afin de la reconstruire à Voiron, près des caves et de l'entrepôt de distribution précédemment établi en 1860 par les moines, à 25 km du monastère.
Après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement lève l'ordre d'expulsion, rendant aux frères chartreux leur statut juridique de résidents français.
Depuis 1989, date à laquelle la distillation a été arrêtée à Tarragone, la liqueur est exclusivement produite à Voiron.


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Chartreuse 1605


Aujourd'hui, les liqueurs sont produites à Voiron en utilisant un mélange de plantes et d'herbes préparé par deux moines du monastère de la Grande-Chartreuse. La recette exacte de la chartreuse demeure secrète et n'est connue que des deux moines qui préparent le mélange végétal. La recette ne faisant pas l'objet d'un brevet, son secret n'expire pas et permet donc de préserver le monopole de l'ordre cartusien. Depuis 1970, la société Chartreuse Diffusion se charge du conditionnement, de la publicité et de la vente.
La méthode de fabrication reste donc peu connue. Aucun additif artificiel n'entre dans la composition de la chartreuse. Les 130 plantes qui la composent sont d'abord mises à macérer dans un alcool de raisin puis distillées. Les alcoolats sont additionnées de miel distillé et de sirop de sucre. Les liqueurs vertes et jaunes sont ensuite vieillies longuement en foudres de chêne. Leur couleur respective est principalement due à la chlorophylle et au safran, qui sont leurs colorants naturels.
Le chartreuse reste la liqueur traditionnelle de Tarragone et compose la boisson des fêtes patronales de Santa Tecla (nommée la mamadeta) : chartreuse verte, chartreuse jaune et granité. Depuis l'arrêt de sa production, la liqueur est devenue encore plus populaire à Tarragone et fait même l'objet de collections.
La distillerie de Voiron est ouverte au public, de même que la cave à liqueurs attenante, la plus grande du monde (164 m) . D'autres boissons alcoolisées y sont fabriquées : le génépi, l'eau de noix, des liqueurs de fruits et de la liqueur de gentiane.

http://images.france-for-visitors.com/images/large/Cave-de-la-Chartreuse.jpg


Les caves de la Grande Chartreuse à Voiron


Les principales liqueurs Chartreuse sont :

  • LÉlixir végétal de la Grande-Chartreuse : élaboré selon la recette originale fournie en 1605, sa fabrication nécessite 130 plantes, pour un degré d'alcool de 71°. Il se consomme en grog, dans des infusions ou sur un morceau de sucre.
  • La Chartreuse verte : sa couleur unique est due aux 130 plantes qui la composent (le pigment vert essentiel est la chlorophylle), et son degré d'alcool est de 55°. Elle se déguste en général glacée, en digestif ou en cocktails.
  • La Chartreuse jaune : fabriquée avec les mêmes plantes que la Verte mais dans des proportions différentes, elle est plus douce et plus moelleuse et titre à 40° d'alcool. Le pigment naturel qui lui donne sa couleur est le safran.
  • La Chartreuse jaune/verte de Tarragone : chartreuse élaboré à Tarragone en Espagne entre 1903 et 1989.

Les cuvées spéciales sont :

  • La Chartreuse V.E.P. : lorsque la liqueur subit un vieillissement exceptionnellement prolongé, elle acquiert une saveur subtile et moelleuse qui lui confère cette appellation spéciale. Les deux versions obtenues, la Verte (54°) et la Jaune (42°), sont mises dans des bouteilles numérotées, copies conformes de celles de 1840, et leur bouchon est scellé à la cire. La Chartreuse V.E.P. est commercialisée depuis 1963. Trois essaies ont été fait en 1932, 1940, 1944, ces millésimes ont été édités à environ 800 exemplaires par année.
  • La Chartreuse blanche : cuvée élaborée pendant les périodes 1860-1880 et 1886-1900. Il s'agit d'une chartreuse jaune avec moins d'herbes et dont on a supprimé l'étape de coloration. Cette liqueur était plus douce et moins onéreuse. Pendant la deuxième période son taux d'alcool passe de 43% à 37%.
  • La Liqueur du 9e Centenaire : créée en 1984 pour commémorer les 900 ans de la fondation de la Grande Chartreuse (en 1084), cette boisson (47°) entièrement naturelle a les mêmes caractéristiques que la Verte, quoique plus douce. Elle est présentée dans une bouteille anniversaire numérotée de 70 cL, identique à celle utilisée au XIXe siècle.
  • La Chartreuse 1605 : pour commémorer la remise du manuscrit de la recette par d'Estrée il y a 400 ans, les Chartreux font renaître une liqueur d'élixir (56°) plus proche de la première Chartreuse verte, avec un goût authentique plus impétueux.
  • La Cuvée des MOF : cette cuvée de jaune (45%) est née en 2008 de la collaboration des pères chartreux avec les meilleurs ouvriers de France sommeliers.
  • La Chartreuse jaune/verte Santa Tecla : depuis 1999, Chartreuse diffusion sort une édition spéciale en Septembre à l'occasion des fêtes de Santa Tecla à Tarragone.
  • La Tarragone Jaune du siècle : il s'agit d'un assemblage de plusieurs millésimes de Chartreuse Tarragone: 1906, 1910, 1920, 1930, 1948, 1951, 1961, 1967, 1973, 1980. Cette cuvée limitée à 512 exemplaires a été réalisé par Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde 2000) et les pères chartreux.
  • Les Chartreuses épiscopales : il s'agit d'une chartreuse 2/3 de jaune 1/3 de verte. Première édition en 1990 et édité a 20 000 flacons. Deuxième édition en 1999: L'épiscopale du 3ème millénaire. Troisième édition en 2003 : une petite bouteille argentée est éditée à 5 000 exemplaires. L'épiscopale du Club des fous de Chartreuse est sortie en 2005 à 1 000 exemplaires et quelques jéroboams.
  • l' Eau-de-vie : Elle a été fabriquée en 1941 à Aigues-vives et seulement commercialisée dans les années 1990.

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Verre de Chartreuse

Le Génépi blanc

06/09/2009 20:42 par antartica

  • Le Génépi blanc

    Le Génépi blanc

    06/09/2009 20:42 par antartica

Le génépi blanc (Artemisia umbelliformis) est une plante aromatique de la famille des Astéracées recherchée pour la fabrication de liqueurs.

  • Forme : tiges de 5 à 20 cm de haut, entièrement velues et soyeuses, à souches émettant des rosettes de feuilles blanches et luisantes.
  • Feuilles : pétiolées, profondément divisées en 3 à 5 segments principaux, entières ou le plus souvent terminées en 2 à 3 lanières étroites.
  • Fleurs : capitules comportant de 10 à 20 fleurs jaunâtres, pédonculées et formant une grappe dressée lâche occupant presque la moitié de la tige. Certaines espèces comportent 25 à 50 fleurs par capitule.
On en trouve en de juillet à septembre.
Rochers et éboulis entre 2 000 et 3 700 m. Le génépi partage souvent son habitat avec l'edelweiss (bien que ce dernier ait une préférence pour les terrains siliceux). Mais il affectionne particulièrement les barres rocheuses, des endroits souvent difficiles d'accès voire dangereux.
Non toxique, le génépi contient, comme l'absinthe, une molécule potentiellement dangereuse, la thuyone. Pris en trop grande quantité, il provoquera des réactions convulsivantes ou hallucinogènes.
  • En Italie, la cueillette est interdite.
  • En France, il est permis de ramasser une poignée de génépis par personne (soit environ 40 brins) ; les quantités autorisées diffèrent selon les départements et la cueillette peut être aussi totalement interdite.
https://ecom.amenworld.com/WebRoot/ce_fr/Shops/182253/4780/DF8F/15DB/09D6/54C4/3EC1/CD18/A1A4/Genepi_70.jpg
"Liqueur de Génépi des Pères Chartreux"
Laisser macérer 40 brins (soit l'équivalent de 5g) dans un litre d'eau de vie à 40° (ou alcool pour fruits) et ce pendant 40 jours. Filtrer. Ajouter 30 morceaux de sucre. La tradition était de mettre 40 sucres afin de mieux retenir la recette mais il est conseillé de ne pas en mettre plus de 30.
Mélanger une bouteille de bon vin blanc sec (exemple : Chardonnay) avec 1/4 de litre de liqueur de génépi ainsi que 15 morceaux de sucre. A servir avec des glaçons.
 

Le Lagopéde Alpin

06/09/2009 20:35 par antartica

  • Le Lagopéde Alpin

    Le Lagopéde Alpin

    06/09/2009 20:35 par antartica

Le Lagopède alpin (Lagopus muta ou Lagopus mutus) est parfois nommé également Perdrix des neiges ou Lagopède des rochers.
En langue same, cet oiseau a donné son nom à la ville suédoise de Kiruna.
Ce petit oiseau de 34 cm de longueur est totalement blanc en hiver (à l'exception des rectrices sous-caudales qui restent sombres), puis se recouvre de brun en été. En automne, il devient grisâtre avec le dessous blanc. Le mâle a une livrée nuptiale où domine le gris-brun, la femelle est d'un rouge-brun.C'est un oiseau sédentaire.
Il vit en Amérique du Nord, au Nord-Est de l'Asie (Russie comprise), ainsi qu'en Europe du Nord. En France, on le trouve dans les Alpes et les Pyrénées. Dans les montagnes, il vit à la limite des neiges éternelles, sur les terrains rocheux et broussailleux, mais dans le Grand Nord, il habite les toundras.
De mai à juin, le lagopède construit son nid à même le sol, souvent derrière un buisson où la femelle pond 8 à 12 œufs qu'elle couve seule pendant 22 à 26 jours. En octobre, les jeunes sont devenus adultes. Plusieurs familles se rassemblent en groupes de 15 à 20 individus.
Son alimentation change selon les saisons:
En été, il se nourrit de baies, d'insectes, de larves et autres invertébrés.
En automne, sa nourriture est essentiellement composée de baies.
En hiver, graines et restes de végétaux,
Et au printemps, il mange chatons ou bourgeons.

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Plumage d'hiver